La population des territoires de Malemba-Nkulu et Bukama dans la province du Haut-Lomami, victime depuis plus de deux ans de dégâts énormes causés par des éléphants en divagation, en appelle au président de la République Félix Antoine Tshisekedi afin de trouver la solution définitive à leur situation.
Les habitants de cette partie du pays ont de ce fait demandé au député provincial Paul Ngoy Nsenga Binthelu, en séjour à Kinshasa pour mener des démarches en leur faveur, d’apporter leurs desideratas auprès du chef de l’Etat afin de trouver une solution relative à l’assistance humanitaire d’urgence. Les députés provinciaux du Haut-Lomami sont également saisis dans ce sens pour un lobbying appuyé afin que l’autorité suprême du pays soit informée de la situation de précarité extrême de cette population dont des champs, des villages entiers ont été décimés par les pachydermes qui sont sortis du parc de l’Upemba, leur milieu naturel.
Outre d’autres catastrophes naturelles liées aux pluies torrentielles et aux coups de foudre, les éléphants en divagation dévastent tout sur le passage. Aujourd’hui, on compte au total vingt-trois morts, plus de deux mille cinq cent maisons reversées, trente cinq mille ménages affectés par cette situation, cinquante cinq mille hectares de champ détruits et surtout plus ou moins soixante-treize mille élèves en déperdition scolaire. Selon le député provincial Paul Nsenga, plus de quatre cinquante agriculteurs regroupés dans la structure agro-pastorale Kamena Mukuta regardent impuissant la dévastation de leurs hectares par des troupeaux d’éléphants. Situation qui met en péril ces contrées dont la principale activité économique est l’agriculture qui permet de subvenir aux besoins alimentaires, sanitaires et scolaires des nombreuses familles. A l’heure actuelle, ces agriculteurs sont totalement démunis, sans ressources et revenues.
Tension au sein de la population....
Cette situation sociale très excentrique est génératrice d’autres problèmes. Aussi a-t-on appris qu’une vive tension a prévalu, le 3 et 4 juillet 2019 entre la population des villages de Kasenga dans le territoire de Malemba-Nkuku dans la province du Haut-Lomami et les éléments du garde-chasse de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (Iccn) commis au Parc national de l’Upemba. La population a accusé les garde-chasses, -qui n’arrivent pas à renvoyer les éléphants dans le périmètre du parc de l’Upemba-, d’avoir pris de force les pirogues des pêcheurs et paysans de ces villages.
Informé de situation de colère ardente de la population prête à attaquer les gardes-chasses, le député provincial du Haut-Lomami Paul Ngoy Nsenga Binthelu (qui est aussi président de la commission parlementaire chargé d’évaluer les dégâts engendrés par les pachydermes) a urgemment saisi le colonel Rodrigue Mugaruka, premier responsable des gardes de l’Iccn, afin de demander à ses hommes de bien cohabiter avec la population. Celle-ci traverse de moments exceptionnellement difficiles et de précarité depuis plus de deux ans. Et le colonel Mugaruka a illico presto intimé l’ordre à ses éléments de restituer aux propriétaires les pirogues saisis. Et le calme est revenu dans les villages l’après-midi du 4 juillet 2019.










