Musique : Le groupe Basokin en concert à Paris

Jeudi, Avril 3, 2014 - 20:23

L’événement se déroulera le 15 avril prochain à la cité de la musique de la capitale française. 

Le concert  de Basokin fait partie du cycle « African Remix » qui se déroule du 1 avril au 13 mai 2014 au même lieu. Le nigérian Fela Kuti et le burkinabé Victor Démé se produiront également dans le cadre de ce cycle. « En écho à l’exposition Great Black Music au Musée de la musique, ces trois concerts sont comme trois escales urbaines à travers le bouillonnant continent musical africain : le  tradi-moderne  de Kinshasa, l’héritage de Fela à Lagos et les romances mandingues que chante Victor Démé à Ouagadougou », indiquent les organisateurs.

Basokin (Basongye de Kinshasa) est une contraction des mots Basongye et Kinshasa. Hubert Mputu Ebondo, leader du groupe depuis 1983, est un griot connu sous le pseudonyme de Mi-Amor ou de Pharaon noir. Pour ce dernier, c’est une manière de confirmer que les Songye sont des descendants des Égyptiens noirs. Les musiciens du groupe défendent la culture, la langue et la tradition Songye. Basokin sauvegarde et adapte les musiques rituelles et les instruments qui ont été successivement interdits notamment par les colons. L'instrumentation de Basokin s'articule autour de trois chanteurs, deux guitaristes et une série de percussionnistes. Le groupe a notamment collaboré à la compilation Congotronics en tant que membre du collectif Kasaï All Stars qui regroupe  des artistes originaires de la province de Kasaï notamment le groupe Masanka Sankayi.

Le concert de Basokin s’inscrit dans la droite ligne de l’exposition « Great Black Music », qui se tient au musée de la musique à Paris et qui va s’achever le 24 août. Pour les organisateurs, du fleuve Congo à Congo Square, de la jungle de Harlem au bitume de Lagos, de l'île de Gorée aux rivages des Caraïbes en passant par certains quartiers de Londres et de Paris, groove sons, et mélopées ont peu à peu pris corps et âmes pour donner un sens à l'expression de « musique » noire. L'exposition « Great Black Music entend », apprend-on, entend rassembler les pièces du puzzle qui font des musiques noires une évidence pour l'oreille et les corps dansants, et une énigme pour les chercheurs. 

Patrick Kianimi
Légendes et crédits photo : 
Les musiciens du groupe défendent la culture, la langue et la tradition Songye