Religion : les musulmans Ahmadis de la RDC ont célébré la Tabaski

Mardi, Août 20, 2019 - 18:30

Après la prière dite dans leurs mosquées respectives, les fidèles ont égorgé les animaux dont la viande a été partagée avec les populations, sans distinction de religion.

 

Les musulmans du monde entier ont célébré la Tabski. La Communauté musulmane Ahmadiyya au Congo (Comaco) n’était pas en reste. Pour les Ahmadis de la RDC, cette célébration a eu lieu le 12 août 2019 et tous ont prié dans leurs mosquées respectives.

Lors de cette célébration, après avoir présenté l’objectif poursuivi par cette fête, l’imam Maulana Farhad Ahmed a, dans son sermon, expliqué la philosophie de sacrifice. Il a demandé aux Ahmadis d’être fidèles envers Dieu.

Une journée de prière et de fête

Dans le rituel, après la prière, les Ahmadis ont égorgé les animaux dont la viande a été distribuée aux populations, sans distinction de religion. Dans le cadre de cette célébration, une sous organisation chargée des œuvres sociales au sein de la Comaco, Humanity First (Humanité d’abord), a partagé de la nourriture avec des prisonniers.

À la prison centrale de Kikwit, par exemple, cette nourriture a bénéficié aux prisonniers ainsi qu’à des éléments de la police qui assurent la garde. Les bénéficiaires ont été estimés à près de trois cents, même au Bandundu.

À Matadi, dans le Kongo Central, la communauté Ahmadiyya a partagé la nourriture à près de mille prisonniers et policiers, à la prison centrale de cette ville. Alors qu’à la prison de Mbanza-Ngungu, 350 personnes ont également bénéficié de ce geste de la Comaco.

Une recommandation du Saint Coran

Selon le livre saint des Musulmans, le sacrifice est obligatoire pour tout musulman en mesure d’acheter une bête. Et, dans le nombre de bêtes indiquées il y a notamment le chameau, le bovin et l’ovin. « Les victimes, quelles qu’elles soient, doivent être sans défaut. Le sacrifice doit être accompli par un homme en état de purification rituelle et l’abattage rituel doit suivre une procédure bien établie », ont fait savoir des sources proches de cette communauté, qui indiquent que le rituel comporte une prière publique de l’ensemble de la communauté à laquelle hommes, femmes et enfants participent. La tradition veuille, précisent ces sources, que cette dernière soit célébrée en plein air.

Ces mêmes rites veulent que l’abattage de ces animaux se fasse par égorgement. « Il n’est pas permis d’étourdir préalablement la victime ni de la tuer en lui tranchant la nuque car, on estime que ces façons de faire empêcheraient l’animal de se vider complètement de son sang », soulignent les Musulmans.

L'Aïd al-Adha, signifiant « fête du sacrifice » ou l'Aïd el-Kebir, signifiant « la grande fête » par opposition avec l’Aïd el-Fitr appelé Aïd as-Seghir, ou « petite fête », est la plus importante des fêtes islamiques. Elle est appelée Tabaski dans les pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale ayant une importante communauté musulmane. Elle a lieu le 10 du mois de dhou al-hijja, le dernier mois du calendrier musulman, après waqfat Arafa, ou station sur le mont Arafat et marque chaque année la fin du hajj.

Lucien Dianzenza
Légendes et crédits photo : 
Photo: des animaux à abattre et la nourriture prête à être distribuée/Comaco
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