A presque deux semaines du début des cours, les parents peinent toujours à se rendre dans les marchés pour l’achat des fournitures de leurs progénitures. Pourtant, sur les étals et dans les magasins, les vendeurs présentent différents articles scolaires.

Les responsables de famille préparent la rentrée scolaire de leurs enfants sans trop d’engouement à cause de la crise financière que traverse le pays. Pourtant, les prix des fournitures scolaires n’ont pas flambé par rapport à l’année dernière.
« Le climat n’est pas reconnu pour être celui des préparatifs de la rentrée scolaire », a regretté Simone, vendeuse dans un marché de Brazzaville où la grande affluence n'est pas encore au rendez-vous.
Selon certains témoignages, plusieurs parents ont coutume d’attendre la veille de la rentrée pour se précipiter dans les commerces.
Le corps ensignant et administratif, quant à lui, reprendra dans quelques jours du service, précisément à l'occasion de la rentrée administrative, en attendant la rentrée pédagogique.

De leur côté, les présidents des bureaux départementaux et communaux de l’Association des parents d’élèves et étudiants du Congo (Apeec) ont exhorté le gouvernement à relancer les comités de gestion des mécanismes d’administration financière des établissements scolaires.
Des recommandations formulées, issues de la réunion ordinaire organisée, du 4 au 7 septembre, à Brazzaville par l’Apeec, font partie des préparatifs de la rentrée des classes 2019-2020. Les présidents des bureaux départementaux et communaux de l’Apeec ont plaidé aussi pour la remise obligatoire, par les chefs d’établissements, de la carte d’identité scolaire et du bulletin de notes à tous les élèves ayant financièrement contribué.
Ils ont par la suite encouragé, les deux sous-secteurs de l’enseignement général et technique à poursuivre les réformes initiées, parmi lesquelles l’octroi des titres fonciers à tous les établissements scolaires publics afin de les sécuriser, l’actualisation de la politique des pôles universitaires départementaux et leurs mises en œuvre à terme afin de rapprocher l’université et/ou l’enseignement supérieur des apprenants.
Selon le président national de l’Apeec, Christian Grégoire Epouma, « la dynamique partenariale est une solution pour une meilleure éducation du fait qu’elle permet l’amélioration de l’accès à l’école, de l’équité, de la qualité et de la gestion participative ainsi que le partenariat à tous les piliers du système éducatif y compris la collaboration dans l’implantation de réforme scolaire ou universitaire. Ce qui implique la mise en œuvre d’une pédagogie innovante et adéquate ou les parents pourraient devenir des véritables acteurs ».










