Le Front citoyen pour le changement de la Constitution (F3C), a été créé le 6 avril à Brazzaville. L’objectif consiste à faire adhérer le plus grand nombre des congolais à cette démarche en vue de changer la Constitution du 20 janvier 2002.
L’emblème et la devise ont été dévoilés par le président de la commission ad-hoc, Clotaire Ouélo Louango en présence du président du F3C, Justin Koumba et de son vice-président, Pierre Mabiala, respectivement président de l’Assemblée nationale et ministre des Affaires foncières et du domaine public ; ainsi que des parlementaires et cadres, tous natifs du Niari.
Le F3C est représenté par la carte du Congo, illuminée par une étoile jaune d’or, dont le rayonnement part de Dolisie en direction des autres départements. Avec pour devise Engagement, tolérance et paix, le Front a pour objectif de s’investir pour le changement de la constitution et a pour but de s’investir sur les modalités de changement de la constitution, de convaincre le plus grand nombre des congolais pour adhérer à cette démarche et enfin, de respecter les droits du peuple. « L’essentiel est que la majorité des congolais soit d’accord avec cette idée. Nous tenons à préciser que le président de la République ne nous a rien demandé. Nous avons l’ambition de faire en sorte que le peuple fasse pression sur les pouvoirs publics afin qu’intervienne le changement de la Constitution », a indiqué Justin Koumba.
« Chacun a le droit d’influer sur la vie sociale, professionnelle et politique, et de bénéficier du droit au développement. La Constitution du 20 janvier 2002 qui a contribuée à garantir la stabilité des institutions de la République, conduisant le Congo à la paix et la sécurité durable, a été la condition sine qua none pour la mise en œuvre des politiques économiques et sociales durables susceptibles d’impulser la croissance et le développement intégral, soustrayant le Congo des tumultes de 1997 à 1999 », peut-on lire dans la déclaration de principe. Et le président de la commission ad-hoc d’affirmer : « Aujourd’hui, cette Constitution est confortée à une question d’intangibilité et d’immuabilité, dont certaines de ses dispositions suscitent un débat qui s’amplifiera dans l’opinion. Ainsi, la responsabilité du peuple congolais, dans l’accompagnement du processus démocratique équitable, avec un sentiment orienté uniquement vers les approches participatives de développement et le désir inébranlable de la paix et de liberté, est interpellée par une conscience nationale et patriotique. Ce que nous faisons aujourd’hui, c’est pour bâtir constitutionnellement notre pays ».
C’est dans ce contexte que les natifs du Niari, en harmonie avec l’engagement pris devant le président de la République Denis Sassou N’Guesso, lors de la rencontre citoyenne du 22 mars dernier, proposent aux congolais d’adhérer au processus de changement de la Constitution à travers le F3C, afin d’apporter selon eux, leur contribution à la pérennisation des valeurs démocratiques positives, qui garantissent la poursuite du processus de développement en cours. « Au Congo, la politique a besoin d’une nouvelle vision. Il est temps de faire des propositions claires. L’incertitude et la perplexité ont trop longtemps caractérisé la politique démocratique au Congo. Toutefois, ce nouveau style doit s’appuyer sur les différents référentiels parmi lesquels la franchise dans l’expression et la transparence dans l’action », a conclu Clotaire Ouélo Louango.
Notons qu’une commission avait été mise en place afin de produire la déclaration de principe qui régit cette action, les statuts et règlement intérieur, le plan d’actions, les axes d’interventions, l’engagement du Niari, ainsi que le budget de cette organisation politique.










