La délégation, conduite par le directeur adjoint des affaires internationales de l’Etablissement français du sang (EFS), Philippe Bierling, a été reçue, le 31 octobre à Brazzaville, par la ministre de la Santé, de la population, de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, Jacqueline Lydia Mikolo.
« Nous sommes venus faire un état des lieux des structures de gestion du sang au profit des malades et faire des propositions pour aider le Congo à améliorer son système de gestion des produits sanguins », a expliqué Philippe Bierling, au sortir de l’audience avec la ministre.
La délégation de l'EFS a visité les hôpitaux de Pointe-Noire et de Dolisie, dans le département du Niari. Elle travaille actuellement avec les structures sanitaires de Brazzaville. A l’issue du travail de terrain, les experts de l’EFS mettront à la disposition du ministère un rapport sur des pistes de solutions visant à permettre au Congo d’atteindre l’autosuffisance en produits sanguins pour mieux répondre aux besoins des malades.
Rappelons que c’est en septembre dernier que le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a signé, à Paris, une convention de partenariat avec l’EFS dans le but de l’aider à réformer son système transfusionnel en prenant en compte la formation du personnel et la recherche scientifique.
Au Congo, 40% de femmes meurent d’hémorragie liée à la grossesse par manque de sang. Par ailleurs, dans plus de 50% des cas, les enfants meurent d’anémie liée au paludisme et le manque de sang est incriminé. Les défis à relever pour le CNTS sont énormes. C’est pourquoi, la partie française lui apportera assistance dans la mise en place de la démarche qualité, l’acquisition des équipements et la métrologie.










