Droits humains : les veuves souhaitent la révision du code de la famille

Mercredi, Novembre 27, 2019 - 17:30

La présidente de l’Association Dignité Féminine (ADF), Françoise Menga a indiqué le 27 novembre, que le code de la famille congolaise a beaucoup de manquements sur la situation du veuvage au Congo d’après le rapport de 2015 du ministère de la Promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement.

Les veuves appellent à l’amendement du code de la famille en prenant en compte tous les aspects conjugaux.

La doléance a été formulée lors de la conférence de presse organisée le 27 novembre, sur le thème « lutte contre la violence des droits des veuves, cadrée selon l’approche basée sur les droits de l’homme ».

A cet effet, elles ont initié sept points à insérer dans l’avant-projet du « code des personnes et de la famille » en vue de faire évoluer la situation du veuvage au Congo. Ces points devraient réglementer la contribution de la veuve aux frais des funérailles qui doivent être fixés à 25% ou 30% du montant total du devis des funérailles dument établi par les services habilités.

Sollicitant l’implication de l’Etat à interdire les amendes injustifiées et taxées à la veuve, la Présidente de l’ADF a indiqué : « L’Etat doit cesser de créer ou d’encourager des usages dispendieux qui sont source des inégalités tels que : les morgues, les cercueils, des cimetières, les messes et les motards VIP. Ces innovations inutiles et injustifiées aux couts exorbitants, pèsent sur la contribution de la veuve ».  

La vice-présidente de l’association, Makita Berthe a pour sa part expliqué le deuxième point portant sur l’interdiction du veuvage et pratiques néfastes coutumiers mis en œuvre par la belle-famille contre la veuve en vue de garantir d’une part la l’égalité des droits des Hommes et des Femmes fortement reconnus dans les instruments juridiques nationaux tels que la constitution de 2015, le code de la famille en vigueur et dans la charte des droits et libertés et dans les instruments internationaux.

« Les mauvais traitements infligés à la veuve qui perd son mari sont surtout dus à l’incompréhension de la belle-famille de la notion de la dualité statutaire de la femme mariée qui incarne en elle le double statut de mère et d’épouse dans son foyer conjugal. » a-t-elle dit.  

Notons que l’association a rappelé que dans la société congolaise les femmes sont souvent les premières victimes des abus des us et coutumes. Ces pratiques sont dans la majorité des cas des moyens d’intimidation pour mieux les maitriser. Ainsi, le veuvage serait l’une des pratiques traditionnelles de certains conflits communautaires et sociaux qui bafoue la dignité et l’intégrité de la femme.

 

 

Maliche Mbou Eta et Christ Bissila Pondo( stagiaires)
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