En marge de la journée internationale de droit de la femme, Marie-Ange Lundu, initiatrice de l’Ong « Tokende Africa » a tenu, par le biais de Courrier de Kinshasa, à exprimer son point de vue sur la situation de la femme en République Démocratique du Congo.
Pour elle, la femme congolaise doit cesser à se faire victimiser pour prendre conscience de ce qu’elle vaut réellement en tant qu’être humain. « La femme congolaise doit arrêter de croire que le salut ne viendra que des autres, que l’émergence ne viendra que des autres. On doit arriver à un niveau où la femme se prend en charge. Je suis une femme comme vous pouvez le constater. Je suis venue ici au pays depuis 2016, ça n’a pas été facile, mais je n’ai jamais baissé les bras », a-t-elle avoué. Et de raconter les déboires subis dans certains milieux professionnels où elle a fait acte de candidature. Plus d’une fois elle s’est faite rabrouée pour ses potentiels employeurs qui ne réalisaient pas qu’une aussi belle femme comme elle soit en quête de travail.
Pour Marie-Ange Lundu, la femme congolaise n’est pas victime, mais est plutôt prisonnière de l’ignorance. « Sous d’autres cieux, les femmes ont pris conscience de leur rôle dans le développement de la société et se sont lancées dans tous les domaines en affirmant leur autonomie par l’action. Ce qui leur permet non seulement de revendiquer leur droit, mais aussi, de mériter chaque espace qu’elles occupent dans la société », a-t-elle confiée. Par ailleurs, elle a exhorté les femmes à lutter, à étudier et à travailler non seulement dans le but d’avoir plusieurs titres académiques, mais surtout de créer de l’emploi et d’apporter des solutions aux problèmes de la vie.
A l’occasion de la journée internationale du droit de la femme célébrée le 08 mars de chaque année, cette actrice de développement a exhorté ses sœurs à ne pas la consacrer seulement au port des pagnes et aux cadeaux, mais surtout, à réfléchir et à s’investir dans le travail pour produire un héritage culturel, intellectuel, scientifique et matériel pour les générations futures. « Les pagnes ne signifient rien par rapport à ce que la femme peut apporter », a-t-elle souligné.
Par ailleurs, Marie-Ange Lundu a émit le vœu de voir les femmes de la RDC intégrer tous les secteurs de la vie publique du pays. Quant à la structure dont elle préside la destinée, elle nourrit plein des projets parmi lesquels la réalisation de la prochaine session de « Tokende Africa » aux Etats-Unis d’Amérique avec, à la clé, l’exhortation de tous ceux qui, par curiosité et par passion, voudraient bien visiter la RDC. Elle et son comité comptent organiser le forum économique des guides touristiques en RDC dans les tous prochains jours.










