Journée internationale de la femme: les couturières contribuent fortement à la réussite de l’évènement

Vendredi, Mars 6, 2020 - 16:45

La journée internationale de la femme célébrée le 8 mars de chaque année est caractérisée au Congo non seulement par la participation, de celles-ci aux causeries débats, conférences en salle, séminaires religieux, l'exposition de leurs oeuvres, du défilé national mais et surtout du port du pagne de 8 mars dont la confection se fait par des couturières et couturiers  

Au Congo, le défilé du 8 mars a lieu cette année à Madingou dans le département de la Bouenza en présence de l’épouse du chef de l’Etat, Antoinette Sassou N’Guesso sous le thème : « La femme congolaise engagée dans la production locale ». Mais avant cette journée festive, les femmes se bousculent dans les ateliers de couture chacune avec son pagne de 8 mars pour faire confectionner sa tenue festive. Tout le travail est fait par les couturières pour ne parler que d’elles qui sont à l’honneur durant ce mois de mars par leur production locale.

Mais, malgré le grand travail qu’elles réalisent, elles ne sont visible qu’à travers les jolis modèles qu’elles conçoivent à celles qui les portent pendant la fête. Alors que, celles qui font le grand travail demeure dans l'ombre voir absente des événéments.  

Ces vaillantes artistes merite tout le respect puisque, immobilisées dans leur ateliers des journées entières voir des nuits, ciseaux en mains et le ruban au cou dans l’adjonction des morceaux de tissus coupés, des billets, des mousselines, des dentelles et le mixage des motifs de pagnes choisi par les clientes pour confectionner des tenues festives et adaptées à l’évènement afin de rendre attrayante la fête et belles ces femmes qui sont pour la pluparts, membres des communautés religieuses, des ONG, des mutuelles, des associations et administrations vouées à l'évènement.

En effet, bien qu’au niveau nationale le défilé lié à la fête de la femme a eu lieu le 8 mars à Madingou sous le patronage de l’épouse du chef de l’Etat, Antoinette Sassou N’Guesso, marraine de l’évènement, les couturières de la ville océane ont contribué fortement à la réussite de l’évènement par la création des nouveaux modèles de robes, des ensembles pagnes ou ensembles jupe, de cette tenue de 8 mars tel que « Novelas », « Femmes du chef »…   « À Pointe-Noire pendant la période du 8 mars, nous sommes débordé par le travail et nous manquons même le temps libre. Nous passons des journées entières voir des nuits, derrières les machines à coudre pour satisfaire les besoins de nos clientes qui vont participer aux différentes activités organisées à cette période », a indiqué Mme Mabiala consciente du grand rôle qu’elle joue à côté de son époux par son travail.

Chrétienne de son état, la couturière Thérèse Mabiala, a limité le travail pour honorer à tous ces rendez-vous « J’ai reçu beaucoup de tenues de 8 mars notamment, des femmes qui vont défiler à Madingou et celles qui fêtent sur place à Pointe-Noire. La demande était forte mais, j'ai limité le travail pour pouvoir terminer mes commandes dans les délais" a-t-elle indiqué avant de souligné que souvent les couturières restent bloquées dans leurs atelier pendant les moments festives à cause du manque de planification. « Je suis chrétienne, pendant le 8 mars nous avons un séminaire à l’église, si je ne limite pas mon travail je risque de manquer à ce rendez-vous très important organisé pour nous les femmes », a renchéri cette couturière qui fait aussi la formation des jeunes filles.

Thérèse Mabiala a également ajouté que malgré la quantité du travail, le coût de la couture reste inchangé. « Je ne peux pas augmenter le prix  de couture parce que c’est une tenue de fête mais, chaque modèle à un prix. Tout dépend du modèle choisi par la cliente et des accessoires à y ajouter pour rendre la tenue plus parfaite. Je n’exagère pas », a-t-elle affirmé avant de lancer un appel à toutes les femmes et filles qui attendent tout de leurs époux ou des parents de se lever afin d’exercer un métier  qui assurera leur autonomisation. « La journée mondiale de la femme est un moment essentiel pour les femmes de s’affirmer qu’elles ont un rôle à jouer dans le développement de la société, elles sont aussi capable de soutenir les foyers. Je demande à toutes celles qui n’ont pas encore compris d’exercer un métier», a-t-elle martelé.

Charlem Léa Itoua
Légendes et crédits photo : 
photo: Thérèse Mabiala assise assisté de ses deux stagiaires / Adiac
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