Fumer est mauvais pour la santé à de nombreux niveaux. Il s’avère cette fois, selon une étude scandinave, qu’il serait un des principaux facteurs du risque d’hémorragie dans le cerveau.
Le risque de souffrir d’une hémorragie méningée* est-il surtout lié à la génétique ? Ou les facteurs extérieurs sont-ils impliqués ? C’est pour en savoir plus qu’une équipe scandinave a suivi 32 564 jumeaux en Finlande en se basant sur les données du système de santé national.
Pourquoi des jumeaux ?
Ceux-ci partagent tout ou moitié – selon qu’ils sont vrais ou faux jumeaux – de leur patrimoine génétique. Il est donc aisé d’écarter le biais héréditaire de cette façon.
Nés avant 1958, les jumeaux ont été suivis de 1976 à 2018. Deux groupes avaient été constitués, distinguant les fumeurs (avec des sous-groupes en fonction du nombre de cigarettes quotidiennes), et les non-fumeurs ou anciens fumeurs. Au total, cent vingt hémorragies cérébrales mortelles ont été comptabilisées parmi eux durant l’étude.
3 fois plus de risque de décès
Résultat, les moyens (dix à dix-neuf cigarettes par jour) et les gros fumeurs (plus de vingt) ont trois fois plus de risque de mourir d’une hémorragie méningée que les non-fumeurs ou anciens fumeurs. Et même pour les petits fumeurs (moins de dix cigarettes quotidiennes), le risque était augmenté de 2,8 fois. Une raison supplémentaire de ne pas se mettre à fumer ou d’arrêter au plus tôt. *La cause principale des hémorragies méningées, qui se caractérisent par l’irruption de sang dans l’espace sous-arachnoïdien est la rupture d’anévrisme.










