Les ballots de friperie (vêtements, chaussures…) deviennent rares sur le marché et coûtent de plus en plus cher. Les vendeurs sont presque aux abois.
Il faut désormais passer la commande et attendre trois jours sinon une semaine pour se procurer les ballots de friperie, expliquent les femmes qui en vendent dans divers marchés de Brazzaville. Alors qu’avant il y avait en abondance, l’on pouvait s’en procurer sans attendre. « Dans certaines boutiques où nous achetons les ballots, il faut payer en avance en attendant que la marchandise n’arrive. Pour éviter les ruptures, il faut commander plusieurs ballots et ça coutent cher », a expliqué Céline Dzion, vendeuse au marché de Ouenzé, dans le cinquième arrondissement.
Pour les fournisseurs des ballons de friperie, la raison de la rareté est la covid-19. La fermeture des frontières pendant le confinement a, en effet, coupé la chaine d’approvisionnement. « Avant, on cotisait avec mes collègues pour l’importation des ballots de Pointe-Noire à Brazzaville. Mais aujourd’hui, la pandémie de covid-19 a tout bouleversé. Ce sont les tracasseries de transport de la marchandise qui font qu’il ait augmentation du prix : cinq ou dix mille francs au-dessus du prix de vente habituel », a déclaré Richi Niangadou, fournisseur des ballots de friperie au marché Poto-Poto.
A Brazzaville, les marchés les plus réputés dans la vente de friperie sont ceux de Total à Bacongo, de Poto-Poto et Moungali. Il faut souligner que les vendeurs occupent également les artères de la capitale, dans les coins les plus fréquentés, bien loin des marchés. Beaucoup de congolais préfèrent les friperies parce que c’est moins couteux. Avec la situation de rareté de ballots et d’augmentation du prix qui se profilent il y aura sans doute un impact négatif sur le panier de la ménagère.










