Observer un territoire, anticiper une crise, protéger une forêt, sécuriser une frontière : ces missions dépendent désormais de données et d’outils spatiaux.
Un univers qui n’est pourtant plus si lointain. A Paris, lors du Sommet international sur l’espace, le chef de l’Etat congolais a rappelé que l’espace n’était pas réservé aux grandes puissances mais que l’Afrique ne pouvait plus se contenter de regarder le ciel depuis la terre.
Contribuer à une ambition spatiale africaine suppose cependant de s’entendre pour mutualiser les infrastructures, les données et les compétences. Et, pour l’agence spatiale africaine, de passer aux réalisations.
Le Bassin du Congo pourrait être le premier laboratoire de cette ambition. Denis Sassou N’Guesso l’a proposé avec la création d’un partenariat spatial régional et l’implantation à Brazzaville d’un observatoire consacré au Bassin du Congo.
Et de fait, mettre la puissance des satellites au service de la préservation du vivant, communiquer ou encore surveiller les frontières pour mieux anticiper les tensions est un gage d’indépendance. Car une réalité s’impose : la souveraineté technologique est la condition de l’indépendance.
L’Afrique ne demande plus seulement l’accès à l’espace. Elle veut y prendre place, y compter et y agir. Son avenir ne se décide plus uniquement sur ses terres. Il se joue aussi, désormais, dans le ciel.