Le président directeur général de l’un des deux plus grands quotidiens de la deuxième République a tiré sa révérence le matin du 9 mai 2013 à 5h du matin, mettant ainsi un terme à une carrière active qui a duré plus de cinquantaine ans.
Né le 25 décembre 1938 en Equateur, le jeune Essolomwa a abordé très tôt une carrière professionnelle, juste après ses études à la mission catholique de Basankusu, chef-lieu de district de cette province située au nord de la RDC. Mais il a commencé ailleurs que dans le journalisme, a tenu à relater Clément Itokua, ancien cadre de banque et proche du disparu. En effet, après des stages professionnels et ses premiers pas à la Compagnie du Congo Belge comme Commis voyageur, une page s’est tournée avec son arrivée à la société Macodibe Falanga, en territoire de Befale, où son oncle maternel lui a appris à taper à la machine. Grâce à son encadrement, le bouillant Essolomwa a appris également à superviser les travaux de bureau, au point de remplir désormais tous les critères d’un bon secrétaire de direction.
Il est recruté grâce à ce nouveau profil à la société Hévéa de Boende, chef-lieu de la Tshuapa, et son directeur, de nationalité Belge, l’a aidé à maitriser toutes les ficelles de son nouveau métier. Son mentor est assassiné par une rébellion qui a éclaté au chef-lieu de la Tshuapa. Forcé de quitter Boende, il a rejoint Basankusu, son territoire d’origine, avant d’arriver dans la capitale de province, Coquilathville (la ville de Mbandaka), en 1961. Avec des amis, Essolomwa s’est alors lancé dans les activités politiques. Puis, ensemble, ils ont créé le journal « Le Peuple ». Arrêté à cause de ses démêlés avec les autorités de la Cuvette centrale, il est transféré à Léopoldville qui était considéré comme une zone neutre à l’époque.
Cette nouvelle étape dans sa vie va prendre cinquante ans, soit de 1963 jusqu’à sa mort en 2013. Dès son arrivée, il a traversé à Brazzaville pour suivre une formation en journalisme. À son retour, il est engagé au journal « Le Courrier d’Afrique ». Ce journal, au départ réservé aux blancs avaient un supplément pour do










