Le festival de la biodiversité lancé en trombe

Vendredi, Mai 23, 2014 - 17:45

La représentation théâtrale de la pièce de théâtre « Le cri de la forêt » par le théâtre de l’environnement précédé des activités éducatives et pédagogiques à l’endroit des enfants ont lancé officiellement le 22 mai à l’Institut français du Congo à Pointe-Noire, le festival organisé pour sensibiliser la population à la préservation de la biodiversité.

Le festival de la biodiversité a ouvert les rideaux avec l’adresse de Franck Patillot, directeur de l’Institut français du Congo qui a montré son importance qui ne se dément plus dans ce monde qui subit sans cesse du fait de l’homme, des dommages environnementaux de toutes sortes. Un point de vue défendu aussi par Sophie Pourcel de l’Ong Renatura, l’un des organisateurs de la manifestation. Elle a présenté  l’intérêt de la conservation de la biodiversité invitant la population à s’impliquer davantage dans la lutte contre la destruction de la biodiversité. Au nom du ministre de l’économie forestière et du développement durable, Alexis Minga, son conseiller a signifié les efforts di gouvernement visant la protection des espèces animales et végétales par des actions multiples « L’exploitation du bois, le braconnage de la faune, la mauvaise pratique de la pêche et l’urbanisation non planifiée mettent à mal la survie de la biodiversité »  a t-il dit.

Deux conférences sur les thèmes « Préservation de la biodiversité et implication de la population locale » par Jean-Michel Dziengué (animateur environnemental), « Eduquer les pygmées dans leur habitat naturel, c’est préserver les forêts du Congo » par Abel Gousseine (maitre de lettres modernes) ont édifié à leur tour le public appelée à s’impliquer sans réserve dans la protection de l’environnement car la perte de la diversité biologique par la destruction des habitats, la surexploitation des forêts, la pollution et l’introduction néfaste de plantes et d’animaux sont autant de dangers pour toutes les espèces. La pièce de théâtre en lien avec la biodiversité a été jouée par les élèves de l’école privée la Nouvelle pépinière a clôturé les activités matinales.

L’après midi a été studieuse et réservée aux activités enfantines telles le conte sur les tortues marines, la sensibilisation sur la mangrove par Renatura, l’atelier écriture par Robinson Solo, la projection et espaces jeux pédagogiques. Des activités inter actives pour susciter l’implication dès le bas-âge des enfants pour éviter les impacts environnementaux.

En soirée, la pièce de théâtre « Le cri de la forêt » d’après un texte d’Henri Djombo et Osée Colins Koagne et mise en scène par ce dernier a été jouée devant le public.

Dans un village Mbala, le chef Kamona règne en maitre et utilise ses administrés afin d’abattre anarchiquement les arbres et vendre le bois de chauffe. Il empoche tous les revenus. Bien que l’Etat multiplie les rappels à l’ordre en servant de la législation en vigueur, il n’ose obtempérer allant même à humilier violemment le garde forestier en mission dans la contrée. Pour restaurer son autorité bafouée, l’Etat destitue le chef mégalomane, qui est trainé par la suite devant les tribunaux. Après, sa mésaventure,  il fait son mea culpa et promet de ne plus se comporter en bourreau de la nature en contemplant avec admiration dans sa nouvelle vie, les effets positifs du programme de reboisement et d’afforestation.

Spectacle passionnant et captivant, cette pièce est un plaidoyer pour un monde juste où la cohabitation harmonieuse de tous les règnes est souhaitée. À travers, le mélodrame de Kamona, le public se regarde comme dans un miroir en victime et  bourreau. Le cri de la forêt est une exhortation pour une gestion durable et responsable des forêts.

 

 

 

Hervé Brice Mampouya
Légendes et crédits photo : 
Une scène de la pièce Le cri de la forêt Crédit photo"Adiac"