Les gouvernements chinois et congolais ont conclu, le 12 juin, une série de nouveaux accords de coopération à la faveur de la visite d’Etat du président Denis Sassou N’Guesso en République populaire de Chine. Ces accords couvrent les domaines de l’économie, de la politique, de la diplomatie et de la culture.
Au plan économique, les deux parties ont signé quatre conventions de financement portant respectivement sur la construction d’un mémorial, de deux tours et d’un centre commercial à Mpila, quartier de la capitale congolaise ravagé par les explosions du 4 mars 2012. Une quatrième convention est dédiée à la création d’une banque sino-congolaise.
D’autres accords ont également été signés, relatifs à un prêt sans intérêt et à un don, pour une valeur de 100 millions de yuans chacun. Un mémorandum d’entente entre le gouvernement congolais et la banque d’import export de Chine pour la réalisation des projets d’infrastructures fait partie de ces accords.
Dans les domaines diplomatique et politique, Pékin et Brazzaville ont paraphé un accord lié à la suppression de visas pour les citoyens de deux pays détenteurs d’un passeport diplomatique ou de service et approuvé une lettre d’échange sur le projet de construction d’un nouveau siège du parlement congolais à Brazzaville. La poursuite de la coopération culturelle entre les deux pays est soutenue par un protocole d’exécution couvrant la période 2014-2016.
La signature de ces accords a été précédée par des entretiens en tête-à-tête entre les deux chefs d’Etat élargis aux délégations congolaise et chinoise composées de ministres et d’ambassadeurs. Au cours de ces échanges, Denis Sassou N’Guesso et son homologue, XI Jinping, se sont félicité de l’excellence des relations qui unissent le Congo et la Chine. Le président chinois a renouvelé sa gratitude à son hôte et au peuple congolais pour l’accueil dont il était l’objet lors de sa visite à Brazzaville, en mars 2013. A son tour, le chef de l’Etat congolais s’est dit fasciné par la Chine, rappelant que ce pays qu’il a visité pour la première fois, en 1964, est demeuré pour lui une source d’inspiration.










