Le temps des retrouvailles entre décideurs, experts et partenaires, Brazzaville, la capitale du Congo, sera le point de mire de la haute finance africaine à travers la 61è assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs de la BAD (Banque africaine du développement) et la 52è assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs du FAD (Fonds africain de développement).
Le continent se penchera du 25 au 29 mai sur les opportunités de mobiliser les ressources nécessaires à son développement dans un environnement international plongé dans l'incertitude. En endossant l'expression un monde « fragmenté" comme thèse de ses assises, la BAD souligne à quel point l'attention des dirigeants africains doit être portée sur l'engagement de gérer au mieux les ressources nationales et assurer une meilleure gouvernance de leurs États.
Si elle veut réellement prendre la place qui lui revient dans ce monde fragilisé par de nombreuses tensions mais tenu d’affronter ensemble les défis communs, l'Afrique devra apprendre à compter avant tout sur son génie propre. Le propos ne consiste pas à prôner l'autarcie, non, il est de ne pas laisser d’autres décider pour elle pendant qu’elle se contenterait de demander des aides aux contours souvent moins avantageux pour son avenir.
Pendant cinq jours, les quelque 3000 délégués venus de divers horizons devront surtout retenir que le moment est venu de passer à l'acte, et la BAD, institution majeure dans la projection des politiques de développement et la mobilisation des investissements, mérite de ce point de vue d'être soutenue.