Présenté par Arts Programmes et Ecole d’arts Magazine, le film « Traque, la vengeance de Patricia » du réalisateur congolais Barthel Pandzou a été projeté le 27 décembre au Rocher des Ages à Pointe-Noire devant un public ébloui par l’œuvre cinématographique aux allures d'un thriller à la congolaise.
Ecrit par Harvin Isma, le film « Traque, la vengeance de Patricia » du réalisateur Barthel Pandzou est un film d’horreur qui veut conscientiser, moraliser et dénonce les dérives constatées dans notre univers social « Ce film est un moyen de faire prendre conscience aux jeunes sur les choix qu’ils peuvent être amenés à faire au cours de leur existence. Des choix qui peuvent conduire à des conséquences néfastes et surtout irréversibles » a dit Herman Bergerac Mapaha, directeur départemental de la jeunesse de Pointe-Noire.
Pour Sylvestre Didier Mavouenzela, président de la Chambre consulaire de Pointe-Noire louant le mérite et le talent du cinéaste et des acteurs a renchéri « Le 7e art vit au Congo. Plusieurs visages, les jeunes surtout ont investi le domaine. Des talents incontestables dont les œuvres recueillent des prix et hommages dans les festivals organisés à l’étranger. Le talent, la volonté, l’audace ne suffisent plus pour propulser les talents sur le long terme. Le cinéma étant une industrie, notre cinéma doit intégrer cet écosystème organisé autour du réalisateur, des acteurs, des producteurs, des tourneurs, des mécènes, des médias... » et d’ajouter que son institution ne ménagera aucun effort pour soutenir toutes les initiatives venant de notre cinéma ».
La trame :
Un groupe de jeunes décident d’organiser une excursion dans une contrée du pays, loin de l’exubérance de la ville. Ce qui devait être une excursion d'évasion, se trabsforme en un piège mortel. L'innocente curiosité cède la place à une lutte désespérée pour la survie, où chaque ombre cache une menace, et où la seule échappatoire semble être... la mort. Patricia est de retour, et elle réclame son dû.
Pendant près de 84 minutes, le public est emporté par ce thriller psychologique, entrainant et envoûtant avec des scènes à la fois captivantes, horribles et terrifiantes où s’imbriquent romantisme, drame, naiveté, cruauté, désespoir, peur…dans un suspens indicible. C’est un récit aux allures d’une vengeance où les esprits furieux viennent « régler leurs comptes » aux vivants, trahis par leur imprudence dans une atmosphère pesante et très hostile. Comme dans un miroir, le réalisateur nous renvoie nos vices et comportements dont nous sommes témoins malheureusement dans la peau de victime et bourreau.
Tourné dans un décor pittoresque au cœur d’une végétation luxuriante, « Traque, la vengeance de Patricia » de Barthel Pandzou jouée par des acteurs au sommet de leur art est un film d’horreur qui, à travers ses séquences et actions dénoncent les abus de toutes sortes perpétrées au quotidien sur les femmes, victimes innocentes des violences et de l’immoralité des hommes. Des femmes impuissantes et vulnérables qui n’ont hélas, pas la possibilité de dénoncer leur bourreau. La délinquance juvénile avec son corollaire d’actes répréhensibles dont les jeunes sont les auteurs sont également mis à nus dans ce film, véritable prédication pour un monde plus juste, plus humaniste et égalitaire « Avec 'Traque, la vengeance de Patricia », nous n'avons pas seulement voulu filmer l'horreur, nous avons cherché à sonder la peur primale et universelle de l'inconnu. Le véritable cauchemar prend racine là où l'insouciance de la délinquance juvénile rencontre la punition implacable de la Forêt Interdite. Ce film est une plongée brutale et sans concession dans l'angoisse pure, mais il est avant tout un cri d'alarme. Nous espérons qu'il servira de réflexion essentielle pour la jeunesse de Pointe-Noire en particulier et celle de la République du Congo en général sur les conséquences irréversibles de leurs choix. Face à la terreur absolue, qu'est-ce qui reste de notre courage et de notre instinct de survie ? » a dit Barthel Pandzou, le réalisateur, qui à travers cette œuvre fait son entrée par la grande porte dans l’univers cinématographique congolais qui ne cherche que soutien et reconnaissance.










