Le prix du mérite, édition 2025-2026 a été décerné au directeur général des Arts et des lettres, au ministère de l’Industrie culturelle, artistique, touristique et des loisirs, Chardin Alphonse N’Kala, par le Magazine Bilan du travail de la République démocratique du Congo (RDC). La remise du prix a eu lieu la semaine dernière à son cabinet de travail.
Le prix du mérite, édition 2025-2026 lui a été remis pour l’ensemble de son œuvre à la fois littéraire, culturelle, et médiatique qu’il rend à la nation congolaise en qualité de directeur général des Arts et des lettres, d’écrivain, d’homme de culture et de journaliste. Pour le coordonnateur de ce prix, Prince Amika, le Congo est à l’honneur. C’est une grande étoile qui scintille, Chardin Alphonse N’Kala.
Après avoir reçu son prix, le directeur général des Arts et des lettres, a tenu d’abord à remercier Le magazine Bilan du travail pour le choix porté sur sa personne. « Nous sommes si nombreux et je ne vais pas avoir la prétention de penser que c’est moi le meilleur travailleur. Nous sommes très nombreux dans ce pays qui nous battons. Nous nous levons souvent très tôt, nous nous couchons tard pour satisfaire sinon être à la disposition de notre société, merci encore. Ce prix je vais le dédier à mon épouse, à mes enfants qui sont souvent seuls sans moi, parce que souvent je suis parti. Même quand je suis à la maison, il arrive que je ne sois pas avec eux parce que j’ai beaucoup de choses à faire. Je le dédie aussi à mes deux grands frères, Jean Christophe Bikindou et Jean Pierre Nkaya pour lesquels lorsque j’étais tout gamin, ils me prenaient sur le dos et faisaient de moi ce que je suis devenu aujourd’hui, bien entendu avec l’apport du Tout puissant. Je dédie ce prix aussi à ceux qui sont partis », s’est-il exprimé.
Le récipiendaire n’a pas non plus oublié ses amis présents à la cérémonie, qui ont fait qu’il avance, en le soumettant à la concurrence en classe. Il on est de même pour tous les directeurs et autres collaborateurs qui travaillent avec lui, qu’il n’a pas oublié de remercier. « Car, on est un bon chef que parce qu’on a des bons collaborateurs. Sans les collaborateurs vous ne pouvez pas excellé, vous ne pouvez pas être un bon directeur, il faut avoir des bons collaborateurs. Je suis fier de vous tous et je vous dit merci. Je remercie aussi les écrivains Florent Sogni Zaou, mon grand frère, et l’autre grand-frère de tous les jours, Clore Kombo, mon cadet Simbou, directeur du Centre de formation et de recherche en art dramatique, ainsi que l’artiste Jean Marie Diatsonama qui a pris l’engagement depuis beaucoup de temps d’adapter mes livres au théâtre. Ce sont des très beaux spectacles qu’il présente », a-t-il remercié tous ceux qui l’ont soutenu.
Montrer le bon exemple et le bon chemin à la jeunesse
Le récipiendaire du jour, Chardin Alphonse N’Kala, a profité de l’occasion pour adresser un message à la jeunesse, qui est l’espoir de demain, le Congo de demain et l’Afrique de demain. « Je ne dis pas que je suis le modèle, mais les jeunes doivent comprendre que la vie il faut savoir la saisir, il faut savoir travailler, et c’est en travaillant qu’on assure l’indépendance, qu’on se met à la disposition de la société. J’ai toujours pensé qu’il faut montrer le bon exemple, le bon chemin à la jeunesse. Et il faut aussi que la jeunesse accepte de prendre le témoin. Si elle ne prend pas le témoin, ça va être difficile pour elle. Bref, j’exhorte notre jeunesse à suivre l’exemple de tous les grands qui nous servent de bon exemple. Nous devons les suivre, que ce soit du côté du Congo Kinshasa ou du Congo Brazzaville », a-t-il déclaré. Avant d’inviter tous, à penser toujours à la société congolaise, penser toujours à mettre un peu dans la construction de l’édifice qui est la nation congolaise. Puis il a terminé par un dicton téké qui stipule : « Chaque homme devrait penser à laisser un palmier dans la palmeraie. La palmeraie étant notre nation, pensons donc à ce que nous allons laisser dans cette palmeraie », a-t-il conclu.
Petit garçon, Chardin Alphonse N’Kala a commencé à chanter dans les groupes vocaux à Loutété (département de la Bouenza), à l’époque où il avait moins de 10 ans. Entre 11 et 12 ans, il a crée son premier groupe vocal, pendant qu’il était dans le district de Mossaka. Après, il s’est retrouvé à Bilala (département du Kouilou), il s’intéressait toujours à l’art. Il écoutait beaucoup de la musique, et d’ailleurs, il a appris à lire à travers un magazine qui paraissait à Kinshasa qu’on appelait Likembe. Ce magazine lui a donné le goût de la lecture, parce que là dedans, il y avait non seulement les récits qui étaient faits autour des artistes musiciens, mais il y avait également des textes de chansons en lingala. C’est depuis lors qu’est partie son admiration pour la rumba congolaise, pour laquelle il est devenu praticien. Il a même fait parti de quelques orchestres de ce pays, à l’instar de Vivacité académique, Rumba Neva..., Chardin Alphonse N’Kala est directeur du festival international "Kimoko" qui se tient chaque année à Pointe-Noire.
Chardin Alphonse N’Kala a été aux côtés des gens comme Tabu Ley, Cosmos Mountouari, Jean Serges Essous, Nganga Edo. Il a côtoyé tout ce monde et il a pu soutirer d’eux ce qu’il fallait pour qu’il devienne ce qu’il est aujourd’hui. Il a côtoyé également des grands écrivains comme Domminique Ngoïe Ngala, Tchitellé Tchivela, Aimée Mambou Gnali..., ce qui a fait qu’il intègre pleinement le monde de l’écriture. Il a été également directeur départemental du Livre et de la lecture publique du Kouilou et de Pointe-Noire, avant d’être nommé directeur général des Arts et des lettres.
Notons que son livre, Au crépuscule du rêve, va entrer au programme de Master de l’université de Douala pour cette année académique.










