24e Conférence annuelle Jalsa Salana : les Ahmadis appelé à consentir des sacrifices financiers

Lundi, Décembre 29, 2025 - 17:45

Pour la Communauté musulmane Ahmadiyya à Kinshasa, le « sacrifice financier est le moyen d'atteindre la proximité d'Allah ».

Le représentant légal de la Communauté musulmane Ahmadiyya au Congo (Comaco), Khalid Mahmood, a rappelé à ses fidèles Ahmadis, l'obligation de faire des sacrifices financiers à Allah pour bénéficier des plusieurs bénédictions et se purifier.  C’était le dimanche 28 décembre 2025, à l’occasion de la 24e Conférence annuelle Jalsa Salana 2025 organisée à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

Le missionnaire Ali Nkashama, de son côté, a souligné l'importance de faire à Dieu des sacrifices financiers, se référant au Saint Coran, sourate Al-Baqara, Chapitre 2 : 262. Dans ce passage, il est, en effet, dit : « Ceux qui dépensent leurs biens pour la cause d’Allah sont semblables à un grain de blé qui donne sept épis, chacun contenant cent grains. Allah multiplie encore cette semence pour qui il veut. Allah est Généreux et Omniscient ».

L'orateur a cité des exemples extraordinaires des Ahmadis dans le monde entier dont un habitant de Kinshasa, qui s’est converti récemment. Selon lui, ce dernier a commencé à contribuer régulièrement dans les fonds de la Jama’at (Communauté) quand il a compris [l’importance des sacrifices] financiers. Partageant son expérience, ce « nouveau converti » cité par l’orateur a déclaré : « Ma situation financière s’est améliorée par la suite. Auparavant, tous mes projets tombaient à l’eau. Mais depuis que je contribue pour la cause de Dieu, j’ai été récipiendaire de grâces divines immenses. J’ai des vaches et mes revenues ont été amplement bénies ».

Evoquant le récit d'une femme qui avait un petit commerce et que la conjoncture difficile du pays au début de l’année laissait augurer de maigres profits, le missionnaire Shahid Sahib du Congo-Kinshasa a indiqué que cette dernière a payé sa contribution financière au début de l’année en se disant convaincue que « tout commerce avec Allah ne peut mener à la ruine ». « Effectivement, son commerce a été profitable et, en dépit de la situation du pays, elle n’a subi aucune perte », a-t-il avoué.

 

Le missionnaire provincial de Kinshasa, Shahid Mahmood Khan, est, lui, intervenu sur les différents fonds créés (Chanda Jaat) au sein de la communauté musulmane Ahmadiyya, aux travers desquels les fidèles peuvent faire des sacrifices financiers à Allah. Il a notamment cité la « Zakāt  qui est un moyen d'accroissement, de purification et de croissance ; de bénédiction et de protection contre la pauvreté et toutes sortes d'affliction ; et de soumission et d'obéissance à Allah ». 

Le missionnaire Khan, se référant à la loi islamique qui recommande à tout musulman de « s'acquitter d'une aumône de 2,5 % de son patrimoine (argent liquide, capital, actions et autres biens négociables, y compris les bijoux en or et en argent) détenu pendant une année complète, à condition que ce patrimoine dépasse le seuil d'imposition, a indiqué que cette aumône est destinée à aider les pauvres et les nécessiteux, conformément au Coran et à l'enseignement du Prophète.

Il a souligné que la Zakat n'est pas un impôt sur le revenu. Elle est, selon lui, prélevée sur l'épargne et est intégralement consacrée aux pauvres et aux nécessiteux. « L'Islam prescrit la Zakat sur les biens et les propriétés susceptibles de croître et de se multiplier, et qui peuvent être préservés en toute sécurité. C'est pourquoi elle est calculée chaque année, période durant laquelle on a suffisamment d'occasions de dépenser. Ainsi, l'or, l'argent, les espèces sous toutes leurs formes, les stocks, les chèvres, les moutons et les bovins élevés en pâturage, ainsi que tous les produits de la terre, sont soumis à la Zakat », a-t-il précisé, soulignant que la Zakat n'est pas due sur les terres, les maisons d'habitation et les biens de consommation courante ni sur les fruits et légumes.

« Chanda Aam », le fonds de base que le cinquième calife du Messie promis Hazrat Mirza Ghulam Ahmad a rendu obligatoire pour chaque Ahmadi qui gagne sa vie, homme et femme, et qui doit être payée au taux de 1/16ème du revenu total provenant de toutes sources, a été évoqué par le missionnaire Shahid Khan.

« Vous les nantis parmi les musulmans ! Je vous adresse le message suivant : il vous incombe de soutenir, de tout cœur, avec zèle et sincérité, cette entreprise divine visant à la réforme. Honorez chacun de ses aspects et empressez-vous d’aider la vérité. Ceux qui s’engagent à y contribuer mensuellement, selon leurs moyens, doivent le faire régulièrement sans besoin de rappel. Le paiement de cette somme doit être, à leurs yeux, essentiel, similaire à une dette à être remboursée. Ils doivent fixer la somme uniquement pour la cause d’Allah et ne pas prendre à la légère cet engagement. Ceux qui le souhaitent peuvent faire un versement unique. Or pour que ce projet puisse fonctionner de manière continue, un groupe de personnes doit promettre de faire des dons mensuellement, dans la mesure de leurs moyens, et ce régulièrement, sauf en cas d’imprévus. Celui à qui Dieu a conféré des moyens et un cœur généreux peut faire une donation forfaitaire en complément de ses mensualités », a-t-il dit.

D'autres fonds ont également été cités dont Chanda Jalsa Salana, Chanda Hissa Amad, Hissa Jaidad, Tahrik e Jadid, World e Jadid, Syedna Bilal Fund, Maryam Shadi Fund.

 Mais, selon les orateurs, en plus de différents fonds cités, il existe d'autres œuvres de charité, comme Amanat Tarbiyyat pour la télévision musulmane ahmadie, la Sadaqa et la Zakat al-Fitr, versée lors de l'Aïd al-Fitr pour aider les pauvres et les nécessiteux et leur permettre de participer à la joie de cette fête.

Le « sacrifice financier est le moyen d'atteindre la proximité d'Allah » a été le thème de la 24e Conférence annuelle Jalsa Salana 2025. Ce thème rappelle à tout fidèle musulman de la communauté Ahmadiyya (riche ou pauvre) son obligation de faire des sacrifices financiers à la gloire de Dieu et de son œuvre pour bénéficier de ses bénédictions.

Lucien Dianzenza
Légendes et crédits photo : 
la salle, lors de cette conférence
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