La personne âgée souvent victime de plusieurs maux : abandon, l’exclusion, la maltraitance, la violence possède désormais une loi qui la protège contre ces mauvaises pratiques au sein de la communauté congolaise. Cette loi défenseur a été loi promulguée le 25 juillet 2025, par le président de la République Denis Sassou N’Guesso.
La promulgation de cette loi n° 19-2025 du 25 juillet 2025, portant protection et promotion des droits de la personne âgée au Congo a été saluée par la Coordination national du projet 3ème âge sans faim le 31 décembre, à Brazzaville, au siège de l’organisation non gouvernementale « Livre Blanc » à Mfilou dans l’arrondissement 7, Mfilou,
Cette loi prévoit des dispositions diverses notamment sur la protection, les droits et devoirs de la personne âgée. Elle comprend également des infractions et des peines en faveur de cette couche vulnérable.
Dans son article premier, la personne du troisième jouit d’une protection intégrale sur tous les plans : économique, financier, moral, technique et social. La loi permet de la protéger, promouvoir, d’assurer le respect de la dignité, de la pleine et égale jouissance de tous les droits de l’homme et des libertés fondamentales à la personne âgée.
En ce qui concerne les droits et devoirs, la personne âgée à droit au respect de la dignité inhérente à la personne humaine et à la reconnaissance de sa personnalité juridique, accès à la santé, la justice, assistance judiciaire ainsi qu’à la participation au processus de prise de de décision concernant son bien être sans interférence injustifiée de la famille.
Toutefois, les infractions et peines sont prévues dans les articles 40 à 44, où des amendes et emprisonnements sont envisagés selon les infractions. Ainsi, toute personne coupable d’exclusion sociale sur une personne âgée par allégation de pratique de sorcellerie est puni d’une amende de 300.000 à 500.000 FCFA et d’un emprisonnement d’un à cinq ans.
L’amende varie de 3 à 10 millions FCFA en cas de décès d’une personnes âgée des suites d’exclusion sociale par allégation de pratique de sorcellerie, maltraitance, abandon avec une peine de dix à vingt ans de travaux forcés.
« Les complices de décès d’une personne âgée des suites d’exclusion sociale par allégation des pratiques de sorcellerie, maltraitance, abandon encourent les mêmes peines que les auteurs principaux », précise la loi.
Le secrétaire général, coordonnateur national du projet, Dubblon Garcel a rappelé dans son allocution les difficultés rencontrées pour aboutir à la loi. Son projet a pour mission de protéger la personne âgée victime de plusieurs maux.
« Grâce à cette loi, la personne âgée ne sera plus celle qu’on pourra lapider, taxé de tous les maux. Désormais, elle mérite une attention particulière parce que ce que le gouvernement a fait est un don précieux », a-t-il déclaré.
Il a pris à cette même occasion, l’engagement de servir de gendarme à la loi tout en invitant les citoyens congolais à conjuguer leurs efforts pour le succès de cette loi. Toutefois, son souhait a été celui de rencontrer les autorités pour la création des passages de signalisations sur les routes pour ces personnes.
Au terme de la cérémonie, une septuagénaire, Jeanette Samba a conseillé les enfants d’honorer leurs parents en s’appuyant sur la parole de Dieu. Pour elle devenir une personne âgée est une grâce car sans les parents les enfants n’existeront pas.
« Les parents qui sont taxés aujourd’hui de tout par les enfants ont souffert en prenant soins d’eux depuis le sein maternel jusqu’à ce qu’ils deviennent ce qu’ils sont devenus. A leur tour, il n’est point besoin qu’ils les abandonnent car la vie est cercle », a-t-elle dit.










