C’est ce qui ressort de la restitution faite par le chargé à la communication de l’organisation non gouvernementale (ONG) Espace Opoko, Alex Nzambi, en présence de l’ambassadrice de France en République du Congo, Claire Bodonyi, du représentant de la direction générale de la Promotion des peuples autochtones, Aubin Donekendé, et de la coordinatrice de l’Espace Opoko, Vanessa Nzouba, à l’institut français du Congo de Brazzaville.
Le programme Ô Yika, a été mise en œuvre par l’ONG Espace Opoko qui a fait de l’éducation des plus démunis, notre priorité, avec l’appui déterminant de l’ambassade de France en République du Congo, dans le cadre du dispositif "Kotonga" qui signifie en français, construire. Ce programme a permis de renforcer l’accompagnement scolaire, la nutrition, la santé, l’orientation éducative et le suivi des enfants et des jeunes autochtones dans plusieurs communautés. Et derrière chaque chiffre, il y a des visages, des parcours, des espoirs et parfois des combats silencieux menés par des familles longtemps laissées en marge.
Dans son mot de bienvenu au cours de cette cérémonie, la coordinatrice nationale de l’Espace Opoko, Vanessa Nzouba, a rappelé que le 31 janvier 2025 lors de la cérémonie de lancement de ce programme, ils avaient partagé une ambition claire: donner aux enfants autochtones les moyens d’accélérer à une éducation de qualité, dans des conditions de vie dignes, tout en respectant leur identité et leur culture. « le Aujourd’hui, cette rencontre n’est pas une simple formalité administrative. Elle est un moment de vérité, de transparence et de responsabilité. Elle nous permet de revenir sur ce qui a été fait, de mesurer les résultats obtenus, d’identifier les défis rencontrés et de tirer ensemble les enseignements nécessaires pour l’avenir», a souligné la coordinatrice nationale de l’ONG Espace Opoko, tout en exprimant sa sincère reconnaissance à l’ambassade de France pour sa confiance, son écoute et son engagement constant aux côtés des organisations de la société civile congolaise.
Restituant les résultats du programme Ô Yika, le chargé à la communication de l’ONG Espace Opoko, Alex Nzambi, a fait savoir que le projet d’appui à l’éducation scolaire des enfants autochtones: Ô Yika, a été d’une valeur de 9 300 000 FCFA, et financé par l’ambassade de France à hauteur de 8 370 000 FCFA, et par Espace Opoko à hauteur de 930 000 FCFA. Plusieurs activités ont été réalisées parmi lesquelles: l’identification des villages et cartographie des zones d’intervention; Réalisation d’une enquête initiale ayant permis d’identifier 472 élèves autochtones au début de l’année scolaire. Aussi, ce projet a connu plusieurs zones d’intervention, notamment à Sibiti, Komono, Zanaga. En ce qui concerne le district de Sibiti. Il s’est agi de Henri-Bounda et Mbaka (primaire et collège), Mapati (primaire et collège). Pour le district de Komono : Kingani (primaire et collège), Vouka (primaire et collège), Douakani (primaire et collège), Moussahou (primaire et collège). Quant au district de Zanaga : Zanaga centre (primaire, collège et lycée), Bandzié (primaire et collège), Kengué (primaire, collège et lycée).
Les communautés autochtones sensibilisés sur l’importance de l’éducation
Prévu pour 350 élèves, le projet a été étendu à trois villages supplémentaires, élargissant ainsi sa portée. Il a finalement permis d’accompagner 472 élèves autochtones, soit 122 de plus que prévu (+35%). Et toujours dans le cadre des activités réalisées, 472 bénéficiaires en lien avec les communautés et les écoles ont été sélectionnés. Des kits scolaires en préparation de la rentrée scolaire 2025-2026 ont été achetés et distribués à ces 472 élèves. Les autorités locales, les chefs de villages et des responsables scolaires ont été sensibilisés, de même que des communautés autochtones sur l’importance de l’éducation. Il y a l’organisation de soutiens scolaires ciblés pour les élèves en classe d’examens, incluant un appui nutritionnel; ainsi que le renforcement des partenariats avec les écoles primaires, collèges et lycées partenaires.
Au nombre des activités réalisées, il y a eu également l’organisation de trois ateliers de sensibilisation (hygiène, santé et conditions de vie) à Sibiti, Bandzié et Brazzaville. Il en est de même pour la gratification symbolique des meilleurs élèves, afin d’encourager l’excellence scolaire. Les sessions d’orientation scolaire avant et après les examens (3ème et Terminale) ont été tenues, de même que le suivi continu des élèves, des écoles et des communautés. Le projet a permis aussi la mise en œuvre des activités de suivi et d’évaluation; la prise en charge de la nutrition, des logements et la santé des lycéens à Sibiti et étudiants à Brazzaville; la réhabilitation de 153 tables-bancs dans les écoles partenaires; le déploiement d’un projet culturel avec "La Douche du Lézard", renforçant l’expression artistique et l’identité culturelle des jeunes autochtones; ainsi que le renforcement des capacités organisationnelles grâce aux formations reçues de la part de l’ambassade de France et ID.
Prenant la parole, l’ambassadrice de France en République du Congo, a souligné que l’ambassade et l’ONG Espace Opoko sont ensemble sur le bien commun qui est l’éducation. « Ce que voulons, c’est que vous puissiez être heureux dans votre pays, le faire prospérer économiquement et que la France votre pays ami, puisse développer ensuite des partenariats d’égal à égal», a-t-elle déclaré. Avant d’ajouter qu’à tous ces congolais, particulièrement ces populations autochtones qu’elle ne rencontrera jamais, il faut leur transmettre ce message ci : « On est là pour qu’ils soient heureux dans leur environnement et qu’ils aient le meilleur avenir pour qu’ils soient heureux dans leur pays et qu’ils le développent eux-mêmes sans avoir besoin de nous. C’est seulement comme ça qu’on reste amis. C’est pour cela qu’on est avec vous, c’est pour cela qu’on travaille avec vous, c’est pour cela que l’éducation pour nous est essentielle... On ne doit rien l’un à l’autre. Car, on ne garde sa dignité que lorsqu’on ne doit rien à l’autre. On est juste à travailler ensemble, tout en sachant qu’on se donne mutuellement des choses », a déclaré la diplomate française.
Le directeur des mécanismes de consultation et de la coopération à la direction générale de la Promotion des peuples autochtones, Aubin Donekendé, représentant le directeur général empêché, a félicité l’ONG Espace Opoko dans toutes les actions entreprises sur le terrain. « Le projet nous l’avons entendu parler, mais la restitution telle que faite sur le terrain nous a convaincu. Espace Opoko est une grande organisation. Félicitations et bon vents dans tout ce que vous entreprendrez dans le futur. La direction générale de la promotion des peuples autochtones est disposée de vous accompagner dans tout ce qu’il y a comme activités en ce qui concerne la promotion et la protection des droits humains », a-t-il promis.










