Le Directeur général des soins et services de santé, le professeur Henri Germain Monabéka, a patronné du, 17 au 20 février à Kintélé, la revue après action de la riposte à l'épidémie de choléra qui recommande de renforcer la détection précoce des cas par la formation des acteurs et l’opérationnalisation des antennes départementales du Centre des opérations d’urgence de santé publique (Cousp).
Cette revue qui s’est tenue sur le thème : « Capitaliser les leçons apprises pour renforcer la préparation et la réponse aux urgences de santé publique », s'inscrit pleinement dans les engagements du Congo au titre du règlement sanitaire international 2005, dans la dynamique de l'approche une seule santé et dans les priorités régionales africaines visant à bâtir des systèmes de santé plus résilients, mieux préparés pour faire face aux chocs et aux urgences.
Les participants à la revue ont également suggéré aux décideurs de disponibiliser le protocole de prise en charge des formations sanitaires et d’améliorer l'accès à l'eau potable des populations des zones à risque. En plus, la feuille de route stratégique pour améliorer la résilience du système de santé et garantir une réponse plus rapide, plus efficace et mieux coordonnée aux futures urgences de santé publique en République du Congo recommande de renforcer la communication sur le risque et l'engagement communautaire ainsi que de prépositionner les intrants choléra dans les districts sanitaires.
« La réponse à l'épidémie du choléra a illustré la capacité du Congo à agir rapidement, à coordonner ses interventions et à mobiliser ses partenaires autour d'objectifs communs. Elle a également mis en évidence l'importance d'investir durablement dans la surveillance intégrée des maladies, la préparation opérationnelle, le renforcement des soins de santé primaires, la revitalisation des dossiers sanitaires et l'engagement communautaire », a indiqué le Dr Vincent Dossou Sodjinou, représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Congo.
Au Congo comme ailleurs dans le monde, la recrudescence des menaces sanitaires, les mouvements de population et les effets du changement climatique, la sécurité sanitaire n'est plus seulement une priorité du secteur santé mais nécessite un regard essentiel pour développement durable, la stabilité sociale et la prospérité des nations.
Ainsi, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Congo a réaffirmé l’engagement de l’institution dont-il à la charge à accompagner le gouvernement de la République du Congo dans la mise en œuvre des priorités identifiées, notamment à travers le renforcement des capacités nationales, l'alignement avec les quatre stratégies régionaux telles que la poursuite d'une collaboration étroite avec les partenaires techniques et financiers.
L'épidémie de choléra déclarée en 2025 en République du Congo a constitué une épreuve du système de santé. Au total, 837 cas ont été enregistrés, dont 67 décès, soit un taux de létalité préoccupant. Ainsi pour sa part, le directeur général des soins et services de santé, le professeur Henri Germain Monabéka, a indiqué : « les recommandations de cette revue permettront d'améliorer la surveillance épidémiologique, de consolider les mécanismes de consolidation, de renforcer les capacités des districts sanitaires et d'intégrer durablement les différentes interventions dans les zones à risque. Cette revue, nous en sommes convaincus, a débouché sur le renforcement de la surveillance épidémiologique, à l'amélioration de la préparation aux urgences sanitaires, à la consolidation future des stocks stratégiques au renforcement des capacités des districts sanitaires et à l'intégration durable des interventions dans les zones à haut risque ».










