L’artiste brazzavillois « Bombe Atomique » vient de lancer sur le marché du disque son nouvel opus de dix titres intitulé « 33+3 ». Un défi assez fou pour un artiste en herbe, dont il espère réjouira le cœur des mélomanes congolais et d’ailleurs.
À l’heure où beaucoup de musiciens privilégient la sortie de singles avant de s’aventurer vers un album, Bombe Atomique prend le contre-pied en proposant directement une œuvre complète. De Moto Epela à Danse Kiboba, en passant par Maxime Ngolo, Na kolinga yo kaka ou encore Hommage à Yves Saint Lazare, l’album « 33+3 » explore des registres variés, mêlant hommage, amour, réflexion sociale et rythmes festifs.
À travers ces chansons, l’artiste aborde des thèmes qui résonnent avec la société africaine en général et congolaise en particulier. Il évoque les réalités quotidiennes de ses compatriotes en l'occurrence l’infidélité, la douleur liée à la perte d’un être cher, la vitalité des danses populaires lors des festivités, mais aussi la force du pardon. Autant de sujets qui traduisent son ambition de toucher le public par une musique enracinée dans l’expérience collective et porteuse de valeurs universelles.
L’humanité a découvert les dégâts et les impacts de la bombe atomique pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque les États-Unis ont lancé cet engin mortel sur Hiroshima et Nagasaki. De la même manière que cet épisode tragique est resté indélébile dans les mémoires et continue d’être transmis de génération en génération, l’artiste congolais Bombe Atomique entend, lui aussi, marquer durablement les esprits dans le domaine musical.
Avec son premier album de dix chansons, 33+3, il travaille avec acharnement pour que ses œuvres s’inscrivent dans la mémoire de ses compatriotes, des africains et, au-delà, des mélomanes du monde entier. Son ambition est claire à savoir frapper fort et imposer sa signature artistique grâce à une musique qui se veut percutante, universelle et mémorable.
L’artiste congolais Bombe Atomique n’est pas le seul à avoir recours à ce nom dans le domaine musical. En 2015, Elba Kulumba, ancien du TP Ok Jazz, avait déjà sorti à Paris un album intitulé Bombe atomique, avec l’ambition de revaloriser la rumba congolaise moderne. Dans un registre différent, celui du coupé-décalé, Narcy Boa a également publié une chanson baptisée Bombe Atomique. Autant de références qui montrent que ce nom, chargé de puissance et de symbolique, continue d’inspirer des artistes congolais aux univers variés.










