La 2e réunion annuelle de renforcement de la surveillance moléculaire pour préparation et intervention en cas d’épidémie, s’est ouverte, le 25 mars, à Brazzaville en présence des délégués venus des Etats membres de l’Union Africaine (UA) à savoir la Zambie, le Malawi, l’Union des Comores, la Tanzanie, le Cameroun, le Mali, l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, l’Ouganda, la RDC, le Sénégal et le Congo, du Centre des diagnostics & Systems de Laboratoires (CDC Africa) et de la Fondation pour la santé publique en Afrique (Africa Public Health Fondation).
Le directeur par intérim du Centre des diagnostics & Systems de Laboratoires (CDC Africa), le Dr Yenew Kebede (Addis Abeba, Ethiopie), le directeur Exécutif par intérim APHF (Africa Public Health Fondation, Fondation pour la santé publique en Afrique), le Dr Francisco Songane, et le directeur général du Laboratoire national de santé publique (LNSP) du Congo, le Pr Fabien Roch Niama, participent à cette rencontre de haut niveau.
L’objectif principal de cette réunion annuelle, qui durera trois jours, a pour but de consolider les acquis de la première et de la deuxième année, de partager les meilleures pratiques et de promouvoir la mise en œuvre durable de la surveillance moléculaire et génomique au sein de l’Union Africaine (UA).
Les objectifs spécifiques sont les suivants : présenter un aperçu de l’état d’avancement du projet Africa PGI-Detect, partager les expériences et les résultats obtenus par les pays, notamment en matière de réponse aux épidémies et d’analyses de laboratoire (renforcement des capacités) ; présenter les principales réussites du programme de mentorat et de développement de la main-d’œuvre initiatives ; identifier les principaux défis, les enseignements tirés et les recommandations pour l’initiative actuelle (explorer des stratégies de pérennisation au-delà de la fin du projet (traduire les conclusions du projet en interventions concrètes et en recommandations politiques, et renforcer la collaboration et la mise en réseau entre les Etats membres de l’UA, le CDC Afrique et l’Afrique Fondation de santé publique (APHF) et les partenaires mondiaux.
Plusieurs sujets orneront cette réunion, notamment les séances plénières présentant les réalisations, les défis et les mises à jour techniques du projet, tables rondes axées sur l’impact du mentorat, la réponse aux épidémies, et la stratégies de durabilité, suivies des séances de travail en petits groupes pour la planification par pays, la traduction des résultats en interventions, et le renforcement des systèmes de laboratoire ; une conclusion résumant les recommandations, les points d’action et les perspectives d’avenir et les séances de réseautage pour la délégués des Etats membres de l’UA, du CDC Afrique, de l’APHF et des organisations partenaires.
Dans son discours prononcé à l’ouverture de la réunion, le directeur général du LNSP, le Pr Fabien Roch Niama, a en effet, déclaré que la réussite du projet PGI-Detect dépend également de l’engagement des décideurs politiques. Il est indiscutable, a-t-il poursuivi, que la surveillance génomique soit intégrée dans les politiques nationales de santé, et qu’elle bénéficie d’un financement durable. L’investissement dans ce domaine doit être perçu non pas comme une dépense, mais comme un levier stratégique pour la protection des populations.
Il a par la même occasion indiquée que nous devons également accorder une attention particulière au renforcement des capacités humaines. La maitrise des technologies de séquençage et d’analyse génomique nécessite des compétences spécifiques, qui doivent être développées à travers des programmes de formation adaptés. « Permettez-moi de réaffirmer l’importance stratégique du projet PGI-Detect pour la santé publique en Afrique. En renforçant nos capacités de détection, d’analyse et de réponse, il contribue à sauver des vies, à prévenir les épidémies, et à promouvoir le développement durable », a-t-il conclu.










