Dixième anniversaire de la DPCW: la paix à ériger en norme internationale

Mercredi, Avril 1, 2026 - 17:45

Dans le cadre de la célébration du dixième anniversaire de la Déclaration pour la paix et la cessation des guerres (DPCW) proclamée le 14 mars 2016, Heavenly Culture, World Peace Restauration of light (HWPL), une ONG internationale œuvrant pour la paix, créée pour protéger les vies perdues lors des conflits armés et pour construire un ordre pacifique durable, invite les gouvernements à inscrire la paix dans le droit. 

Ce document visait à établir des normes communes pour la prévention de guerre et le règlement pacifique des différents dans un contexte international marqué par la récurrence des guerres et des conflits. La DPCW part du constat que d’innombrables jeunes sont sacrifiés dans les guerres. Plutôt que de gérer les conflits une fois qu’ils ont éclaté, la déclaration propose une approche pour prévenir structurellement les conflits et institutionnaliser la coopération.

Alors que la Déclaration et le protocole éclairé pour la paix dans le monde (DPCW) célèbrent le 10e anniversaire de leur proclamation, le soutien et l’engagement acquis au cours de la dernière décennie ont progressivement renforcé les fondements de la mise en œuvre des normes qu’elle propose.

Depuis HWPL a tissé un réseau international reliant les sphères politiques, religieuses et de la société civile, et a mené des discussions sur la mise en œuvre du droit international pour la paix, l’éducation à la paix et la coopération interreligieuse. La DPCW est une proposition de normes internationales élaborée dans le cadre de ces efforts. La DPCW comprend un préambule et 10 articles et 38 clauses. Bien qu’elle repose sur les principes fondamentaux du droit international existant, elle détaille davantage les mécanismes de prévention de la guerre et de renforcement de la coopération.

La DPCW inclut notamment les éléments suivants : établir des normes internationales relatives à l’usage de la force ; codifier les procédures de règlement pacifique des conflits ; renforcer les principes de coopération internationale et de sécurité collective ; garantir la liberté de religion et promouvoir le dialogue interreligieux ; développer une culture de paix et encourager la participation citoyenne.

La Déclaration sur la paix et la citoyenneté (DPCW) n’a pas vocation à remplacer l’ordre juridique international existant. Elle vise plutôt à compléter et à renforcer les principes convenus du droit international afin qu’ils puissent être appliqués efficacement. Elle est également importante car elle vise à élargir le champ d’application des normes internationales en intégrant le rôle de divers acteurs, tels que les communautés religieuses et la société civile, au-delà d’un cadre juridique étatique…

Précisons que le soutien s’est également étendu au sein de la société civile. Près de 9000 signatures ont été recueillis auprès des citoyens de 178 pays. « Quelle voie l’humanité doit-elle emprunter ? » Non pas vers une voie où la guerre demeure un moyen de régler les conflits, mais vers une voie où la paix est choisie et se construit progressivement. Les conflits peuvent persister, mais les moyens de les résoudre peuvent évoluer. Le DPCW représente un effort pour donner à cette transition un cadre institutionnel concret (…).

Dix ans de la DPCW : ériger la paix en norme internationale

 

 

 

À l’heure où les conflits se multiplient à travers le monde, la Déclaration pour la paix et la cessation des guerres (DPCW), proclamée en 2016, poursuit son ambition, celle de substituer à la logique de guerre une culture de règlement pacifique fondée sur le droit. Dix ans après, les soutiens s’élargissent, mais les défis restent considérables.

Le 14 mars 2016 marquait une étape dans les efforts internationaux pour repenser la gestion des conflits. Proclamée à cette date, la Déclaration pour la paix et la cessation des guerres (DPCW) propose un cadre normatif visant à prévenir les guerres et à institutionnaliser des mécanismes de règlement pacifique des différends. Dix ans après, ce texte continue de gagner en reconnaissance, dans un contexte mondial toujours marqué par la récurrence des crises.

Portée par l’ONG internationale Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light (HWPL), la DPCW s’inscrit dans une vision façonnée par l’expérience de la guerre. Son président, Man-hee Lee, ancien étudiant-soldat de la guerre de Corée, a été témoin direct des conséquences humaines des conflits. De cette expérience est née une conviction fondatrice : la nécessité de protéger les générations futures en agissant en amont des crises, plutôt que de se limiter à leur gestion.

La DPCW trouve ses racines dans le Sommet mondial pour la paix, organisé le 18 septembre 2014 à Séoul, qui avait réuni 1 933 participants issus de 152 pays, dont des responsables politiques, des leaders religieux, des experts en droit international et des représentants de la société civile. De ce rassemblement est ressorti un consensus : l’absence de mécanismes juridiques suffisamment structurés pour prévenir les conflits constitue une limite majeure à la paix durable. En réponse, HWPL a mis en place un Comité de droit international pour la paix, chargé d’élaborer la DPCW, composée d’un préambule, de 10 articles et de 38 clauses.

Le texte propose de renforcer les principes existants du droit international en détaillant des mécanismes concrets : encadrement de l’usage de la force, coordination des procédures de règlement pacifique des différends, promotion de la coopération internationale, garantie de la liberté de religion et encouragement du dialogue interreligieux, ainsi que développement d’une culture de paix impliquant les citoyens.

En une décennie, les acquis sont notables. Plusieurs institutions parlementaires régionales, notamment en Afrique, en Amérique centrale et en Amérique latine, ont adopté des résolutions en faveur de la DPCW. À l’échelle nationale, des assemblées législatives, dont celles du Paraguay, de la République dominicaine et du Soudan du Sud, ont également exprimé leur soutien. Cet élargissement progressif témoigne d’une reconnaissance croissante des principes portés par la déclaration.

La dynamique ne se limite pas aux institutions. La société civile joue un rôle déterminant dans la diffusion de ces normes. Près de 900 000 citoyens issus de 178 pays ont ainsi apporté leur approbation à la DPCW, illustrant une mobilisation transnationale en faveur de la paix. Cette double adhésion, institutionnelle et citoyenne, marque le passage de la DPCW du stade de proposition à celui de base pour une mise en œuvre progressive.

Pour autant, les perspectives restent confrontées à des défis majeurs. Dans un contexte de multiplication des conflits, la transformation des pratiques internationales demeure inachevée. « Quel chemin l’humanité doit-elle emprunter ? », interroge le communiqué. La DPCW apporte une réponse : passer d’un ordre fondé sur la supériorité des forces à un système reposant sur le droit, les accords et la coopération.

Après dix ans d’expansion et de consolidation, l’enjeu est désormais de renforcer les mécanismes existants pour prévenir l’escalade des conflits. La responsabilité est partagée entre États et sociétés, appelés à faire évoluer les modes de résolution des différends. Dans cette perspective, la DPCW se positionne comme un cadre de référence pour inscrire durablement la paix dans les pratiques internationales.

Guillaume Ondze
Légendes et crédits photo : 
Des responsables HWPL brandissant la Déclaration/ DR
Notification: 
Non