Pour la deuxième soutenance en moins d’une année, la Vice-présidente du sénat ivoirien et présidente des femmes parlementaires de la CEDEAO vient de soutenir avec brio sa thèse sur la diplomatie parlementaire, au Centre d’études diplomatiques et stratégiques de Paris.
Déjà rompue à la tâche, le Dr Chantal Moussokoura Fanny, Vice-président du Sénat ivoirien et présidente des Femmes parlementaires de la CEDEAO, a soutenu sa thèse le mercredi 08 avril dernier, au Centre d’études diplomatiques et stratégiques de Paris, devant un jury international présidé par notre compatriote, le Pr Brice Arsène Mankou, titulaire de la Chaire Francophone à l’Université d’Ottawa, au Canada, avec à ses côtés le Professeur Foued Nhora, Directeur de la thèse et Directeur des études du CEDS, le Dr Amina Taibouni, Enseignante au CEDS, et le Dr Antoine Koné Kiyofon, de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, en Côte d’ivoire.
Dans sa présentation liminaire, le Pr Brice Arsène Mankou a dit toute sa satisfaction à diriger ce jury international et bilingue avant de donner la parole au Pr Foued Nhora qui a présenté le travail dense et riche du Dr Chantal Moussokoura Fanny. Ce travail porte sur la diplomatie parlementaire et l’ingénierie institutionnelle de l’inclusion en Afrique de l’Ouest des femmes parlementaires de la CEDEAO dans la construction d’un leadership transformateur à partir du cas ivoirien.
Dans un style clair empreint de beaucoup de références académiques sur le sujet, elle a présenté ses recherches de terrain en anglais, notamment le contexte, la justification de son sujet, sa problématique et ses hypothèses de recherche. Selon elle, il ne s’agit pas, dans cette thèse, de discuter de la place des femmes au sein des parlements africains, mais de mesurer leur impact dans les sphères de décision. D’où son innovation avec un nouveau paradigme qu’elle a appelé "la diplomatie du Care" qui se manifeste concrètement par l’empathie, l’écoute active des femmes et la médiation dans les différents conflits en Afrique.
Après la séance des questions réponses, les membres du jury, à l’issue de la délibération, lui ont décerné le grade de Docteure en Relations internationales et diplomatie avec la plus grande mention "summa cum laude", avec les félicitations du jury.
À l’issue de la soutenance, le Pr Brice Arsène Mankou, président du jury, a exhorté la candidate à prendre en compte les suggestions et remarques afin de publier cette brillante et remarquable thèse de Doctorat Phd.
Rappelons que la sénatrice ivoirienne Chantal Moussokoura Fanny est diplomate de formation, passée par l’université Laval (Canada) et l’ISTC d’Abidjan. Elle a occupé plusieurs postes au ministère des Affaires étrangères avant d’être nommée ambassadrice plénipotentiaire en 2018. Sur le plan politique, elle s’est imposée localement en devenant maire de Kaniasso en 2013 puis en 2018, avant d’accéder au Sénat où elle est vice-présidente chargée de la coopération internationale et de la diaspora. Femme d’exception, symbole vivant de l’intégration africaine, ayant des origines nigérianes de par sa mère et ivoiriennes de par son père, elle se distingue par son engagement en faveur d’une plus grande participation des femmes et des jeunes aux processus décisionnels.










