Exposition des objets ancestraux : le Musée national montre des repères historiques aux élèves

Mercredi, Avril 15, 2026 - 14:30

La projection des objets ancestraux sélectionnés par le musée national a permis, le 14 avril, aux élèves de l’école Turco-Congolaise Maarif, à Brazzaville, de découvrir le patrimoine ancestral du Congo.

 La présentation des objets ancestraux faite par le directeur du Musée national, Marcel Ipari à travers la projection a été un moment de découverte pour les élèves Turco-Congolaise « C’est une excellente manière pour nous de pouvoir nous reconnecter avec notre histoire », a signifié Touré Amine, l’un des élèves de cette école.  

Des objets comme : soupière, petite jare, gongoulette, vase, bracelets, couteaux d’apparat pour notables, objets de communication, hache traditionnelle, herminette, couteau de culture (Daba), grelot, pétrin ( epomba) chez les Akwa, Lisombi chez les Yaka ;  planche à écraser avec une anse,  pilon, mortier, louche en bois « Luto » ( Mouyonzi) ;   forge traditionnelle, soufflets  avec tête humaine en bois d’okoumé ; NDzumu otelé, masques « masque Kwélé »(  Sangha), « masque Kidumu »( Bambama/ Zanaga), reliquaire kota ;  raphia , carré de raphia ( Letsulu) ont fait l’objet de la projection des objets culturels du musée national dont le thème est « le Musée national à la rencontre de son public universitaire ».

 Ces objets servaient  egalement de la monnaie, la dot ou encore à véhiculer, transmettre quelconque message. Véritables reflets du talent créateur des ancêtres congolais, ceux-ci sont fait pour la plupart d’argile, de bois, de cuivre...

Le directeur des études de l’école Turco-Congolaise Maarif, Pouyou Charles David, s’est dit satisfait de cette exposition « Cet atelier a été un très bon échange du donné et du recevoir non seulement pour nos élèves mais aussi pour nous-mêmes. Cette projection m’a permis de voir encore, les objets ancestraux que j’ai vus pendant mon enfance, cela ne peut que nous réjouir. S’il y a lieu d’insérer cela dans les programmes nationaux pour intéresser, impacter nos enfants, ça serait très bien mais, cela doit se faire depuis le bas âge. », a-t-il souhaité  

Pour sa part, le directeur du Musée national, Marcel Ipari a fait savoir le but de cette projection, c’est de montrer à la jeunesse les repères historiques du Congo « La couche juvénile ne connait pas très bien nos propres racines, nos propres origines donc à travers les objets que nos ancêtres ont laissé on peut leur montrer d’où nous venons et qui nous étions, nous ne sommes pas tombés du néant, pour progresser, il faut savoir d’où l’on vient », a indiqué le directeur.

Il a par ailleurs déploré du fait qu’aujourd’hui dans nos villages dès qu’un vieux meurt, on détruit tout ce qu’il a laissé comme patrimoine parce que les gens assimilent cela à la sorcellerie, au mysticisme.  « C’est vraiment dommage, c’est notre passé, ces objets-là ne tuent pas, sinon nous au musée on serait tous mort. La mission du musée national, est de faire un jour que tous les départements, tous les groupes ethniques du Congo soient représentés à travers leurs objets », a-t-il   dit.  Et d’ajouter, des artisans sont de moins à moins nombreux donc, il y a urgent de récupérer ce que l’on peut.

Les propositions et suggestions ont été émissent, ce programme doit être poursuivi dans les écoles privées et nationales de Brazzaville pour que les enfants soient informés.

Signalons que bientôt le Musée national sera doter d'un cadre moderne à Mpila. Celui-ci poursuit sa rencontre avec le public universitaire, il était avec l’école de l’Unité africaine de Poto-Poto , les étudiants de l’Ecole africaine de développement (EAD), l’école Turco-Congolaise Maarif.

Rosalie Tsiankolela Bindika
Légendes et crédits photo : 
Photos : l’un des objets ancestraux projetés ; les élèves posant avec les directeurs et encadreurs/ adiac
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