Les acteurs de la société civile se sont réunis en atelier le 24 avril à Brazzaville pour définir des mécanismes visant à renforcer la prise en compte des droits des autochtones et leur participation dans la gouvernance forestière.
Malgré l’existence de plusieurs mécanismes institutionnels visant à promouvoir les droits des autochtones, ceux-ci sont toujours en proie à des difficultés en matière d’accès équitable aux ressources naturelles, a fait constater le représentant de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (ODCH), Quentin Geodefroid Banga.
« L’objectif de l’atelier est de créer les conditions d’une compréhension commune des enjeux pour des solutions durables. L’OCDH souligne l’importance de la participation effective des populations autochtones et communautaires locales dont les voix doivent être entendues et prises en compte dans les décisions qui affectent leurs terres, leurs ressources et leurs emplois », a-t-il expliqué.
Pour Lassana Koné, représentant de ‘’Forest people programm’’, la forêt n’est seulement une richesse écologique ou économique c’est aussi un espace de vie, de mémoire, de culture et de subsistance pour les populations autochtones et es communautés locales. « Notre engagement communautaire et notre travail d'analyse montrent que des défis subsistent notamment en raison d'une harmonisation encore insuffisante entre les différents cas. Aussi en raison d'une sécurisation fragile des droits fonciers coutumiers ainsi que de garanties procédurales de sauvegarde et de mécanismes de participation effective encore insuffisants dans les décisions qui affectent directement les communautés », a-t-il fait savoir en appelant à prendre en compte les réalités des communautés concernées, à renforcer le dialogue entre les différentes parties présentes.
Le représentant de la direction générale de la promotion des peuples autochtones, Aubin Djondo Kende, a, quant à lui, souligné le fait que les données issues de l’enquête menée auprès des communautés concernées permettent de résorber les problématiques sur la gouvernance forestière et le respect des droits humains des autochtones au niveau de l'État pour proposer des nouveaux programmes de développement.










