Les représentants du ministère des Affaires sociales et ceux des organisations non gouvernementales ont recommandé le, 15 juillet à Brazzaville, au terme d’un séminaire, la formalisation par les pouvoirs publics, d’un dispositif d’une famille d’accueil
L’essentiel des critères de bases d’une famille d’accueil ont été définis par les séminaristes. Ils souhaitent par exemple qu’une famille d’accueil soit celle qui n’a jamais été poursuivie en justice, qu’elle soit exemplaire dans son environnement immédiat, qu’elle ait des enfants qui vont à l’école et des ressources matérielles.
« Nous volons que soit formaliser le dispositif informel qui n’est autre que le confiage d’enfants en créant un autre type de prise en charge des enfants. Les parents et les familles ont des compétences éducatives, il faut donc les valoriser pour pouvoir leur confié des enfants » indique Joseph Likibi, coordonnateur du réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture (Reiper).
Les représentants des Affaires sociales, de la justice et des organisations de la société civile veulent en réalité avoir un modèle d’accompagnement et un référentiel des critères de bases pour la prise en charge des enfants vulnérables.
Il y encore beaucoup des problématiques à retravailler à l’instar de l’accompagnement personnalisé et les travailleurs sociaux ont la lourde tâche souligne, Claudie Didier Sevet, la consultante internationale en travail social.
« Nous avons travaillé durant tout une semaine. Il y a la problématique lié aux placements des enfants, trouver des alternatifs d’accueil des enfants vulnérables dans des différents centres. L’on a pu à jeter les bases sur la définition, le type et du rôle d’une famille d’accueil. Outre les critères d’identification des famille d’accueil, nous avons revu les critères d’identification d’enfants vulnérables » explique Claudie Didier Sevet.
La définition du concept d’une famille africaine notamment au Congo est largement différente à celle des pays occidentaux, au regard d’un certain nombre des réalités sociales. Ainsi donc, il y a urgence d’avoir pour les pays du sud des accompagnements personnalisé.
« Les accompagnements personnalisés consiste à avoir des solutions adaptés à chaque problème, aux types de famille et par rapport à leur réalité. Il est difficile d’avoir des solutions standards dans le domaine d’accompagnement » explique Claudie Didier Sevet.
L’expérience d’une famille d’accueil est nouvelle au Congo mais le confiage est une expérience traditionnellement très ancienne. Les séminaristes ont partagé plusieurs expériences dont la maltraitance et bien d’autres nouveaux concepts du travail social ont largement été examinés au cours de ce séminaire.
Néanmoins au Congo, il y a des églises qui au nom de la générosité chrétienne encourage des familles à héberger des enfants qui sont de l’autre famille. Cette expérience s’est perpétuée depuis des décennies.
Par ailleurs, en dehors des institutions publiques, il y a au Congo, des associations qui s’occupent de la protection des enfants vulnérables. Il y a également des dispositifs informels, lié à la veille tradition du confiage, qui consiste par exemple à confier un enfant à son oncle, à une nièce, à un grand père pour l’adopter où pour la continuation de ces études par exemple.










