En présence du nouveau ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales et de la Promotion du secteur privé Michel Djombo, du Secrétaire Général du Gouvernement, de celui du Ministère des Affaires Étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’Étranger, Guy Nestor Itoua, des Ambassadeurs et hauts cadres de la diplomatie, de journalistes et de distingués invités, une cérémonie de passation de consignes entre ministres des affaires étrangères, l’un sortant, l’autre entrant, s’est déroulée dimanche 26 avril à Brazzaville
Pour le sortant, après avoir rempli les missions gouvernementales dans l’esprit "des plus belles traditions diplomatiques de la république du Congo " durant 11 ans, l’évènement a ressemblé à une cérémonie de retour à la case départ puisque Jean-Claude Gakosso repart au ministère de la Culture et des Arts, fonction qu’il avait déjà occupée auparavant durant 13 ans. Il a exprimé sa réelle gratitude à l’égard du Président de la république Denis Sassou N’Guesso qui, en le maintenant dans les gouvernements successifs, lui a prouvé sa fidélité.
Quant au ministre entrant, il a voulu, avant tout propos, lors de son discours de passation de service, exprimer sa très profonde gratitude au Président de la République, Chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso pour la très haute confiance qu’il a bien voulu placer en sa modeste personne, en le nommant, sur proposition d’Anatole Collinet Makosso, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, aux fonctions éminentes de Ministre des Affaires Étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’Étranger de la République du Congo.
« Je mesure, avec gravité et humilité, l’honneur qui m’est fait, mais plus encore la responsabilité qui en découle : celle de représenter, avec loyauté, responsabilité et engagement, sous le leadership de Son Excellence, Monsieur le Président de la République, le peuple congolais y compris sa diaspora, dans toute sa diversité et dans ses légitimes aspirations de faire rayonner la Nation Congolaise à l’extérieur. Je fais mien ce premier couplet de notre hymne national, la Congolaise, “invitant tous les Congolais à défendre la patrie” et aussi du passage “Congolais, debout fièrement partout” ».
Et d’ajouter que « Servir au plus près du Chef de l’État, dont l’engagement constant sur la scène internationale confère à notre pays une voix respectée, écoutée et sollicitée, constitue à la fois un privilège infini et une exigence de tous les instants. Je l’ai pleinement expérimenté dans mes pays de juridiction : le nom du Président Denis Sassou N’Guesso à l’Étranger ouvre les portes. C’est cela aussi le soft-power Congolais ».
De par l’exercice de ses fonctions précédentes, il a toujours conservé un ancrage profond avec la république du Congo, qu’il s’est efforcé de servir et de représenter avec passion, responsabilité et fierté.
« Sous le leadership de Son Excellence Monsieur le Président de la République, j’ai eu l’honneur, en toute modestie, de contribuer à des dossiers d’envergure, notamment ceux relatifs au Bassin du Congo, aux côtés du Professeur Wangari Maathai, Prix Nobel de la Paix et Ambassadrice itinérante des Forêts du Bassin du Congo, ainsi qu’aux grandes échéances internationales où la voix de l’Afrique a été portée avec clarté et détermination par le Chef de l’État Congolais, en l’occurrence Rio+20 ».
Devenu ambassadeur sur proposition de Jean-Claude GaKosso, il a pu mesurer l’importance stratégique du dispositif diplomatique congolais, mais il lui est également arrivé de contribuer au rayonnement de la république du Congo dans cet espace régional de l’Océan Indien, objet de nombreuses convoitises au niveau géopolitique. Cette expérience lui a surtout donné le privilège de travailler aux côtés de Jean-Claude Gakosso, homme de culture pour lequel il n’a pas tari d’éloges.
Il a reconnu que c’est sous son autorité, et conformément aux orientations du Chef de l’État, qu’ensemble ils ont contribué à renforcer la présence et l’influence de la République du Congo, notamment dans ses pays de juridiction, à titre de rappel Mozambique, Madagascar, Maurice, Seychelles, Union des Comores et Malawi.
« Je tiens, en cet instant solennel, à lui exprimer ma profonde reconnaissance et à saluer l’empreinte durable qu’il laisse à la tête de ce ministère régalien ».
Et de confier : « Au moment où je prends ces hautes fonctions, pleinement liées à l’expression de la souveraineté de notre État, je voudrais réitérer ma profonde gratitude au Président de la République. Je suis pleinement conscient du caractère exigeant, voire titanesque, de la mission qui m’est confiée, une mission que je ne saurais accomplir seul. Sa réussite reposera sur la mobilisation de l’ensemble de l’outil diplomatique de la République du Congo, notamment l’administration centrale et les missions diplomatiques à l’étranger. Excellence, Distingués participants, Permettez-moi, à cet égard, de rappeler le cap fixé par le Président de la République à travers son projet de société “L’accélération de la marche vers le développement“ ».
Il a rappelé que « cette vision consacre la Centralité de la diplomatie dans la mise en œuvre des 10 axes prioritaires du projet de société “L’accélération de la marche vers le développement“. Le diagnostic présidentiel est sans ambiguïté : il n’y aura pas de développement sans une insertion active dans les dynamiques mondiales. Dès lors, l’ouverture au monde et le renforcement des partenariats stratégiques deviennent des impératifs. Dans un contexte international marqué par les tensions, la fragmentation et l’affaiblissement des organisations internationales, la diplomatie s’impose comme un outil de souveraineté, d’exécution et de projection ».
Il a expliqué également que « le projet de société “L’accélération de la marche vers le développement“ traduit cette lucidité et fixe un cap clair pour le quinquennat 2026-2031, et sa mise en œuvre repose largement aussi sur l’efficacité de l’appareil diplomatique car environ 70% des axes prioritaires prévus nécessitent des partenariats extérieurs sous des formes multiformes. Mesdames et Messieurs, En plus de ses missions régaliennes et de ses lignes directrices (respect de la souveraineté nationale, la non-ingérence et le respect du droit international, la paix et la sécurité), l’ambition qui nous guide est sans équivoque : mettre en œuvre la vision de Son Excellence le Chef de l’État, pour faire de la diplomatie congolaise un instrument résolument tourné vers le développement, au bénéfice direct du peuple congolais, où qu’il se trouve ».
« Pour cela l’administration centrale ainsi que nos missions diplomatiques doivent s’adapter à la nouvelle donne, et cette expertise existe dans la maison, bien qu’il faudrait davantage la consolider. Pour cela, le capital humain du Ministère des Affaires Étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’Étranger sera son principal atout. Par ailleurs, fidèle à sa longue tradition diplomatique, ils vont également poursuivre l’intensification des relations bilatérales avec les pays amis ainsi qu’avec les institutions internationales à travers les Chefs de mission diplomatiques accrédités en République du Congo, qui demeurent les partenaires privilégiés ».
« C’est avec humilité, mais avec une détermination sans faille, que je m’engage à œuvrer pour être à la hauteur de la confiance placée en ma modeste personne, en m’inscrivant résolument dans la vision et sous la Très Haute autorité du Président de la République. Je sais pouvoir compter sur l’engagement de chacune et de chacun d’entre vous pour relever ensemble ce défi au service de notre pays », a-t-il conclu.










