Enseignement supérieur: des écoles doctorales s'ouvriront prochainement à l’Université Denis-Sassou-N'Guesso

Jeudi, Mai 7, 2026 - 14:15

Le Conseiller à l’Enseignement Supérieur, Bernard Mpassi Mabiala, la lancé, le 05 à Kintélé, les travaux de l’atelier de réflexion relatif à l'ouverture des écoles doctorales à l’Université Denis Sassou N’Guesso (UDSN), à la rentrée académique 2026-2027.

La réflexion pour l’ouverture de ce troisième cycle universitaire est importante pour la communauté scientifique nationale, africaine et internationale. Au cours de ces travaux sera valider les textes et autres documents relatifs aux écoles doctorales.

« Nous espérons qu'au cours de l'année académique 2026-2027 nous espérons ouvrir, consolider l'offre de formation doctorale au sein de notre université. Cette offre répond à une exigence majeure, celle de doter notre pays d'un cadre réglementaire clair cohérent et adapté en vue de garantir la qualité, la crédibilité et la compétitivité de nos formations en général, celles des formations doctorales en particulier (….) afin de répondre aux besoins socio-économiques de nos populations et de renforcer le rayonnement scientifique au niveau national, régional et international », a déclaré le professeur Ange Antoine Abena, président de l’UDSN.

Ce dernier a souligné que l’UDSN doit se rénover avec des cursus adaptés et non inadaptés. Ainsi donc, ces écoles doctorales qui seront ouvertes, doivent être le fer de lance de l'action de l'université sur le devenir du Congo.

Les écoles doctorales constituent, en effet, un pilier essentiel du système universitaire moderne. Elles sont appelées à structurer la formation par la recherche, à promouvoir l'excellence scientifique et à favoriser l'émergence d'une nouvelle génération de chercheurs capables de relever les défis du développement.

Ainsi depuis son inauguration, devant quatre chefs d'Etat africains, l’UDSN était chargé à répondre aux missions essentielle liés à l'enseignement et la recherche, pour le développement.

Les écoles doctorales qui seront ouvertes à l’UDSN vont répondre à la demande du Congo et de l'Afrique, en formant des cadres de haut niveau et des techniciens supérieurs capables de contribuer au développement social, culturel et économique.

« Une école doctorale vise des objectifs de haut niveau qui se traduisent par une éducation, une discipline académique, scientifique, technologique, d'innovation, de patriotisme et de panafricanisme », a souligné Bernard Mpassi Mabiala, conseiller du ministre de l’enseignement supérieur.

Et par la suite, le professeur Ngou Milama, consultant de l’UDSN a fait l'état des lieux des écoles doctorales en Afrique centrale et les Grands Lacs, cas de l'UDSN, perspectives et recommandations. Il est revenu sur l’importance du manuel de procédure de l’université, l’organisation de la formation des doctorants dans la transdisciplinarité, la transversalité, la pluridisciplinarité orientant vers le doctorat unique ainsi que sur l’harmonisation du régime des études doctorales avec la mise en regard avec le système international de formation doctorale.

« Aujourd’hui, ce qui compte, ce n'est plus la richesse potentielle des matières premières, mais la capacité transformatrice à partir des compétences créatrices d'innovation technologique acquises à travers le troisième cycle universitaire doctoral. Dans ce contexte, l'intérêt du cycle doctoral n'est plus à démontrer », a souligné le professeur Ngou Milama.

Selon le consultant de l’UDSN, une école doctorale doit avoir un conseil scientifique et pédagogique, un secrétariat administratif et un secrétariat scientifique, un financement institutionnel et le mécénat. Ce cycle nécessite aussi, la recherche de partenariats avec les entreprises pour une offre additionnelle de financement et pour capitaliser les compétences transposables afin de préparer l'insertion des doctorants.

Le troisième cycle universitaire doit être capable de valoriser et transformer les produits de la recherche. Il doit évaluer ses pratiques par les pairs pour s'assurer de la qualité des processus académiques et de la transformation à travers le référentiel du commerce des écoles doctorales. En conclusion, porter les attentes de toute la société, vaincre les défis à travers la mobilisation des parties prenantes et de tous les acteurs constitue les exigences obligatoires, a-t-il affirmé. 

Fortuné Ibara
Légendes et crédits photo : 
Les participants aux travaux de l'atelier/Adiac
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