Patrimoine familial : Mgr Raphaël Nguié déplore des injustices sur la terre Kouomi

Jeudi, Mai 7, 2026 - 17:30

L’archevêque métropolite de l’Eglise Orthodoxe syriaque du Congo et grand chapelet général d’Afrique, a interpelé, le 07 mai à Brazzaville, les siens ainsi que les plus hautes autorités de la République a joué leur partition pour la reconnaissance de ces droits d’héritier de la terre Kouomi au village Mandiélé, situé dans le département de Djoué-Léfini.  

Sur la terre Kouomi, la superficie ne cesse de s’égratigner au profit des grands projets du pays. Par ailleurs, il y a trop d’injustices, de mépris et d’usurpation de pouvoirs entre les petits fils de Ngandzobo, chef de terre. C’est ainsi que l’archevêque métropolite de l’Eglise Orthodoxe syriaque du Congo sort de son silence pour solliciter l’implication de tous à la résolution de certaines incompréhensions.  

« Avec tout ce qui se passe là-bas, je n'ai jamais dit mot. Mais voyant la manière dont les choses sont en train de partir, je me suis dit non, rester dans l'ombre sans dire mot, c'est comme si j'assiste au grand déluge. Cette terre-là est la terre de mes ancêtres. Le chef de cette terre-là, c'est Ngandzobo », a déclaré monseigneur Raphaël Nguié.

Pour retracé brièvement l’histoire, la patriarche orthodoxe monseigneur Raphaël Nguié, premier petit-fils de Ngandzobo a précisé que ce dernier a hérité cette terre de son côté paternel. Il a eu six enfants qui sont nos grands-mères et dont l’un était un enfant adopté.

Le chef de terre Ngandzobo qui, a vécu à l’époque colonial, et a eu des femmes parmi celles-ci, avait une de ses cousines, qui lui avait eu un enfant qu'on appelle André Itsinon, c'est lui le gardien du temple.

« Aujourd'hui, nous avons aussi des petits-frères, qui sont aussi des petits-fils. Le village Mandiélé n'avait pas été créé par Ngandzobo mais plutôt par le premier vassal du royaume Téké qu'on appelait Ngailino qui, avait quitté la terre de Mbé, et y est venu s'installer là, avec toute sa famille », a expliqué le prélat Catholique.

Fils d’un collecteur d’impôts sur la rive droite du fleuve Congo, l’archevêque métropolite de l’Eglise Orthodoxe syriaque du Congo se souvient que : « La terre, il n'y avait pas de problème. Les grands-pères sont tous morts et les grands-mères. Mais curieusement, en 2012, on a commencé à vendre la terre. Je sens quand même du mépris de la part de mes frères, qui rejettent les autres. Mais moi, je vous rappelle encore une chose, je suis aussi le fils du chef de terre, qui a commandé cette terre-là, Maloukou. De 1948 jusqu'en 1970, mon père s'appelait Nguié et, il était un collecteur d'impôts, de l'île Mbamou jusque sur le couloir fleuve ».

L’archevêque orthodoxe a affirmé que son père avait œuvré pour l’obtention de l'hôpital, de la route et de l'école de Maloukou. Au regard de sa position ecclésiale, ce prélat catholique est contre toutes les formes d’injustice et de mépris. « Je dis non. Je suis de la première lignée. J'ai l'histoire, que ma grand-mère m'avait laissée. Je connais tout le monde, comment nous sommes dans cette terre. Moi je ne les rejette pas. Moi je ne nie pas ce qu'ils sont. Parmi les fils, les petits-fils mon nom n'y figure pas. Je dis non », a déclaré monseigneur Raphaël Nguié.

Ce dernier a apprécié les investissements publics et privés en cours de réalisation sur la terre Kouomi au village Mandiélé, car dit-il, ces financements vont dynamiser la transformation structurelle de l'économie congolaise.  

Il a toutefois attiré l’attention de personnes mal intentionnées a s’immiscé à la présentation de ce dossier foncier pour en faire une récupération politicienne. « L'état est en train d'investir, l'état est en train de moderniser notre terre, c'est bien. Mais, il y a un grincement d'un côté. Si tu n'es pas dans l'histoire de la terre, si tu n'es pas dans cette lignée-là, si tu n'es pas là, ne mets pas la tête. Je ne peux pas me laisser faire. Voilà pourquoi je lance un appel pour interpeller le pouvoir public. Pour dire que non, sur cette terre de Mandiélé, où les autres ont pu le défendre, mais sachez-le qu'il y a un monseigneur qui est là, un orthodoxe, qui regarde, qui est méprisé »

Fortuné Ibara
Légendes et crédits photo : 
1-L’archevêque métropolite de l’Eglise Orthodoxe syriaque du Congo et grand chapelet général d’Afrique/Adiac
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