Propriétaire des terres sur le plateau de Mongo Mpoukou dans le département de Pointe-Noire, la famille Nti Mpandji fait l’objet d’une spoliation de ses terres par la famille Tchimpoukou avec laquelle elle partage les frontières. La famille Nti Mpandji sollicite ainsi l’implication des autorités compétentes pour son règlement définitif.
Depuis 2018, la famille Nti Mpandji qui a des terres dans le département de Pointe-Noire est en conflit avec la famille Tchimpoukou dont les terres mitoyennes sont situées dans le département du Kouilou, séparées seulement par une rivière qui est leur limite naturelle. Lésés, harcelés et menacés, les membres de la famille Nti Mpandji demandent aux autorités de se saisir de ce dossier pour que s’installent la quiétude et la paix dans la zone.
Au lendemain de l’annonce de la construction de la Zone économique spéciale (ZES), la famille Tchimpoukou se rue et se comporte en conquérant des terres sur le plateau Mongo Mpoukou où elle entretient des conflits récurrents de terre dans les tribunaux avec les familles riveraines que sont les familles Tchissengueli, Nzemba, Bikoula, Nti Mpandji, Tchissimba. La famille Tchimpoukou jouit de la passivité coupable de certains responsables lui permettant de spolier les terres dont elle n’est nullement propriétaire. La famille Nti Mpandji en dépit des procès intentés contre elle injustement dans les tribunaux par Tchimpoukou s’en sort chaque fois et les arrêts prononcés sont toujours en sa faveur. Ne pouvant pas supporter longtemps ces manœuvres, la famille Nti Mpandji a saisi sa majesté le roi Ma Loango, dépositaire des terres ancestrales du Royaume Loango. L’autorité royale a sorti une ordonnance reconnaissante Nti Mpandji, propriétaire de ses terres malgré l’arrêt de la cour suprême qui n’a pas pris en compte cette ordonnance qui contient de nombreux éléments et certains détails naturels qui justifient le droit de propriété de Nti Mpandji dans ce conflit de terres qui divise les deux parties. De son côté, l’association des Terriens du Kouilou (ATK) est montée au créneau pour dénoncer la supercherie qui entretient ce dossier en faveur de Tchimpoukou qui est devenue autrement une bande organisée pour spolier les terres des autres familles. L’ATK a écrit à la Cour suprême pour apporter la lumière dans ce dossier dont Nti Mpandji est victime d’une cabale extraordinaire.
Aujourd’hui, une découverte de pétrole a été faite par la société chinoise Oriental Energy sur les terres de Nti Mpandji où Tchimpoukou n’a aucun repère naturel à présenter pour déterminer leur propriété. Pour le démarrage des travaux du forage, la famille Nti Mpandji a été invitée au premier rituel fait en duo avec Tchimpoukou qui avait déjà révélé certains signes comme preuves naturelles justifiant la propriété des terres à Nti Mpandji. Le deuxième rituel a été fait séparement par les deux familles. Pour la part de Nti Mpandji, le rituel a commencé au village en passant par le cimetière pour terminer au sanctuaire et ce, devant les autorités de l’arrondissement 5 Mongo Mpoukou, les responsables de l’association des Terriens du Kouilou et de la société chinoise Oriental Energy et d’autres personnalités. Nti Mpandji par la voix de Philomène Loemba, 64 ans, la mandataire de la famille a, avant le rituel précédent le début des activités de la société chinoise donné toutes les explications nécessaires prouvant que les terres leur appartiennent. Ninga Henriette, née vers 1936, la doyenne et matriarche de la famille, grand-mère dans la famille Nti-Mpanzi, née dans ce village, y a grandi avec ses parents, grands et arrières grands parents a également fait son témoignage. « Tous ses enfants sont nés sur ces terres où Nti Mpandji a toujours son village, ses maisons, ses vergers, le cimetière, le sanctuaire, les champs contrairement à l’autre partie qui ne présente aucun élément matériel » a-t-elle dit. Des arguments tangibles et inattaquables présentés lors de la cérémonie.
Faisant fi de toutes ces preuves, la famille Tchimpoukou s’est présentée comme propriétaires fonciers auprès société chinoise Oriental Energy , qui va exploiter le pétrole sur ces terres. Voulant faire le rituel en catimini, loin des regards de Nti Mpandji, la manœuvre de Tchimpoukou a échoué puisqu’alertés, les membres de la famille Nti Mpandji sont arrivés sur les lieux. L’intervention des personnalités et autorités locales a été aussi salutaire en dissuadant Tchimpoukou dans sa démarche belligérante.
Afin d’éviter le pire, les autorités locales et de l’arrondissement 5 Mongo Mpoukou ont convoqué les deux parties en leur demandant de se mettre ensemble pour faire les rituels pour que la société chinoise commence ses activités. Ce qui fut fait le 10 janvier dernier. Des mouvements transes symbolisant l’adhésion des aïeux à la famille Nti Mpandji ont été remarqués ce jour-là.
Aujourd’hui, Nti Mpandji ne veut et réclame qu’une chose : Qu’elle soit reconnue comme propriétaire de ses terres sur le plateau de Mongo Mpoukou où sont situées également quatre autres familles limitrophes qui, chacune reconnait ses terres sans convoiter celles des voisins. Que les pouvoirs publics prennent à bras-le corps ce conflit pour départager les deux familles par la lumière de la vérité.











