Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) et la Commission nationale pour les droits de l’homme (CNDH) ont signé le 13 mai à Brazzaville, un plan d’action conjoint relatif à la protection et la promotion des droits de l’enfant, pour la période 2026-2031. L’Unicef était représenté par sa Représentante au Congo, Mme Mariavittoria Ballotta et la CNDH par son président, Casimir Ndomba.
Selon le président de la CNDH, Casimir Ndomba, ce partenariat, fondé sur les valeurs communes de dignité, de justice et de protection des droits humains, est le socle sur lequel la CNDH et l’Unicef entreprendront des actions concrètes, pendant la période précitée, pour le bien-être et la protection des enfants en République du Congo.
Car, a-t-il poursuivi, en dépit des avancées législatives notables enregistrées au Congo avec la promulgation de la loi portant protection de l’enfant, la mise en œuvre effective des droits de l’enfant reste encore entravée par plusieurs facteurs structurels, notamment : la persistance des violences basées sur le genre à l’encontre des enfants ; le travail des enfants en zones rurales et urbaines ; l’accès limité à une éducation et des services de santé de qualité pour les couches vulnérables, particulièrement les autochtones.
« Ces tristes réalités exigent de nous une réponse à la fois coordonnée et ambitieuse. Coordonnée, parce que menée par nos deux organisations dont la détermination et l’engagement à protéger les droits de l’enfant sont manifestes. Ambitieuse, parce que la situation parfois dramatique des enfants le commande. Le plan d’action que nous venons de signer ce jour, aux fins de parvenir à l’amélioration de la qualité de vie de nos enfants, constitue un début de réponse aux défis annoncés ci-haut », a indiqué Casimir Ndomba.
Il nous faut garantir, a-t-il renchéri, que chaque enfant, autochtone ou bantou, vivant avec ou sans handicap, vivant en ville ou en zone rurale, puisse grandir dans la dignité et la sécurité tout en bénéficiant d’opportunités réelles d’éducation, de protection et d’épanouissement. « Les enfants et les jeunes ne seront pas de simples bénéficiaires : ils seront de véritables acteurs du changement, porteurs de messages auprès des pairs, notamment à travers les clubs scolaires, le parlement des enfants et la plateforme U-Report. Chaque action de terrain sera documentée, évaluée et ajustée, afin que nos efforts soient non seulement visibles, mais véritablement durables », a-t-il conclu.
De son côté, la Représentante de l’Unicef au Congo, Mme Mariavittoria Ballotta a indiqué qu’au regard du nombre d’enfants en République du Congo, près de 47% de la population, la protection et la promotion de leurs droits constitue ainsi un gage sûr du développement. Car, a-t-elle expliqué, cette réalité montre que l’avenir du Congo dépend en grande partie de la protection et de la promotion des droits des enfants, véritables ressources humaines de demain.
L’Unicef, a-t-elle indiqué, réaffirme son engagement auprès de la République du Congo dans le cadre de la protection et de la promotion des droits de l’enfant.











