Dans la déclaration du gouvernement relative à la journée nationale du commerce et des affaires, la ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), Jacqueline Lydia Mikolo, a évoqué la nécessité de préparer les entreprises congolaises à être plus compétitives pour réussir l’entrée du pays dans ce marché continental.
Le Congo célèbre le 20 mai de chaque année la journée nationale du commerce et des affaires. Pour 2026, un accent particulier est mis sur la Zlecaf comme l’indique le thème : « Les enjeux et défis de la mise en œuvre de la ZLECAF à l’horizon 2030 pour la République du Congo ».
« La mise en œuvre effective de la Zlecaf d’ici à 2030 constitue un défi collectif et une priorité nationale. Intégrer la Zlecaf ne signifie pas seulement ouvrir nos frontières commerciales. Cela signifie surtout préparer nos entreprises à être plus compétitives. Nous devons produire davantage et produire mieux », a indiqué la ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zlecaf, Jacqueline Lydia Mikolo.
Ce qui implique, a-t-elle poursuivi, le renforcement des capacités productives, la modernisation des entreprises, l’amélioration de la qualité des produits ; la maîtrise des chaînes d’approvisionnement, l’accès aux normes et certifications internationales et le développement d’une véritable culture de compétitivité. « Le gouvernement entend accompagner les entreprises nationales dans leur mise à niveau afin qu’elles puissent saisir pleinement les opportunités offertes par le marché africain en favorisant l’émergence des champions nationaux capables de transformer notre pays en acteur majeur du commerce régional et continental », a expliqué la ministre.
Des orientations
Dans le cadre de la modernisation du commerce, la ministre Jacqueline Lydia Mikolo a souligné des orientations que le gouvernement a reçues du président de la République. Il s’agit notamment de promouvoir la libre circulation des marchandises sur l’ensemble du territoire national, d’améliorer les infrastructures routières et logistiques afin de faciliter l’acheminement des produits agricoles et industriels. Aussi, d'encourager les investissements privés dans le transport et la logistique, de supprimer les barrières non légales qui freinent les échanges commerciaux, de moderniser les marchés et les circuits de distribution, de renforcer les contrôles qualité et la protection des consommateurs et d'adapter la législation commerciale aux réalités économiques contemporaines.
Des actions
Pour ce faire, une commission juridique vient d’être mise en place pour réviser l’ensemble de la législation commerciale nationale en tenant compte des dispositions de l’Ohada, des nouvelles pratiques commerciales et des exigences liées au commerce électronique et à l’économie numérique.
Il est par ailleurs prévu l’élaboration d’un nouveau projet de loi sur le commerce, la mise en place d’un code national du commerce harmonisé ainsi que la simplification des procédures d’installation et d’exercice des petits commerçants sur l’ensemble du territoire national. Selon la ministre Jacqueline Lydia Mikolo, cette feuille de route devra permettre au Congo d’aborder, avec méthode et ambition, l’échéance de 2030, marquant l’entrée effective du Congo dans le marché continental africain.
Engagement collectif
L’entrée dans la Zlecaf est un défi collectif. « C’est ensemble : pouvoirs publics, secteur privé, société civile et consommateurs que nous construirons une économie plus forte, plus compétitive et plus prospère. Je vous invite donc à vous mobiliser, à participer activement aux concertations nationales et à préparer avec responsabilité et détermination, l’entrée du Congo dans cette nouvelle ère du commerce africain », a déclaré la ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zlecaf.











