Dans le cadre du suivi de son programme national d’insertion, le Fonds national d’appui à l’employabilité et à l’apprentissage (Fonea), a entrepris, le 20 mai à Brazzaville, une série de visites dans les centres de formation en perlage. L’objectif est d’évaluer l’adaptation par les bénéficiaires dans ce métier.
Quelques semaines après le lancement officiel, les équipes du Fonea conduites par le responsable de communication, Juste Oniangué, se sont rendues directement au contact des formateurs et des apprenants, plus précisément dans les centres de formation de Talangaï et Bacongo. La délégation a pu constater une forte implication de jeunes femmes ainsi que des hommes et des personnes vivant avec handicap, brisant ainsi les stéréotypes liés à ce métier traditionnellement perçu comme féminin.
Le perlage, ce métier artisanal consistant à fabriquer des objets à partir de perles, est au cœur de la stratégie d’employabilité du Fonea, visant à réduire le chômage par la création de microentreprises et dynamiser durablement le secteur artisanal local. Comme le souligne, Juste Oniangué, cette formation a été validée pour sa forte potentialité économique. « La mission est de faire à ce que les jeunes puissent avoir accès à l’emploi et à l’auto-emploi. Ces jeunes seront désormais capables de vendre leur conception sur le marché », a-t-il indiqué.
Prévue pour durer 45 jours, la formation porte déjà ses fruits. Après seulement 19 jours d'apprentissage, les résultats sont visibles. Sacs à main, bracelets, serre-tête et boucles d’oreilles sortent progressivement de l’atelier.
L'un des points forts de cette initiative est son accessibilité. Aucun diplôme n'est requis pour s'inscrire, et la formation est totalement gratuite pour les bénéficiaires et sans critères d'âge. « Le Fonea nous donne des connaissances gratuites, et nous sommes vraiment reconnaissants pour ça », a confié Badza Limety, une apprenante. Pour elle, l’artisanat est partout et exhorte d’ailleurs la jeunesse à se former dans les métiers de l’artisanat et s’écarter de l’oisiveté.
Rappelons que cette formation a recensé à Brazzaville plus de 811 jeunes qui devront d’ici peu produire des objets en perle « Made in Congo ». Ils bénéficieront des kits d’installation afin de faciliter leur insertion dans le marché.











