Les dirigeants et cadres des Institutions de financement du développement (IFD) se sont réunis le 25 mai à Brazzaville, à l’occasion de la 52e assemblée générale ordinaire de l’Association des institutions africaines de financement et du développement (AIAFD). Organisée par le Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement (Figa), cette session a permis d’évaluer les progrès réalisés en 2025 qui serviront de boussole pour les prochains mois.
Le thème de l’assemblée portant sur le renforcement de la finance souveraine en Afrique et le rôle des institutions de financement du développement dans la croissance et la résilience à travers la « Nouvelle Architecture Financière Africaine pour le Développement (NAFAD) », a souligné l'ambition de restructurer le secteur financier pour répondre aux déficits de financement par la mobilisation de l'épargne et des capitaux privés. Cette initiative stratégique vise notamment à faciliter la transition vers des fournisseurs de garanties tiers afin d'alléger la charge budgétaire des États.
Ouvert par la ministre chargée des Petites, moyennes entreprises et de l’artisanat (PMEA), Irène Marie Cécile Mboukou Kimbatsa. Cette assemblée, a rappelé la ministre, devrait permettre renforcer la synergisation entre membres adhérents de l'IFD dans la promotion de la coopération, le renforcement des capacités, les échanges sur les politiques publiques et institutionnelles, l'immigration économique, ainsi que les besoins de financement et d'appui au développement durable.
Selon elle, la mise en place par les gouvernements africains d’un dispositif institutionnel d'appui à la création, la promotion et le développement des entreprises témoignent de la volonté et de l'engagement des pouvoirs publics comme au-delà de faire du secteur privé en général et des petites et grandes entreprises et industries en particulier des leviers incontournables d'un développement économique. A cet effet, tout en saluant l’adhésion du Figa à l’AIAFD, Marie Cécile Mboukou Kimbatsa, a encouragé le directeur général de cette structure et son équipe à poursuivre et à pérenniser cet énorme partenariat institutionnel décentralisé au plan africain, socle de la construction des économies africaines fortes, résilientes et émergentes. « C'est à juste titre une initiative qui permet d'aligner cet instrument public national de garantie à la dynamique de renforcement de la coopération économique africaine et la consolidation de la croissance inclusive du continent », a indiqué la ministre des PMEA.
Ainsi, au cours de la session, les membres de l’AIAFD ont pu examiner et adopter le compte rendu et les résolutions de leur 51e assemblée générale ordinaire, tenue en Côte d’Ivoire, le rapport annuel et financier 2025. Sur ce point, certifiés réguliers et sincères par un auditeur financier extérieur. Le bilan fait ressortir un total de 619,7 millions de francs CFA et des fonds propres de 210,5 millions de francs CFA, malgré un résultat net déficitaire de 26 millions de francs CFA pour l'année écoulée.
L’AIAFD a aussi connu quinze nouvelles adhésions d’institutions de financement du développement, qui élève désormais son total à plus quatre-vingt-dix membres aux seins de l’association. Soutenue par la Banque Africaine de Développement, l’Assemblée générale a décidé, comme à l’accoutumée, de tenir sa 53e réunion au même lieu que les futures Assemblées annuelles de la BAD, que l’on connaîtra dans les prochains jours.











