Après cinq mois de travaux, la ministre de l'Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, a patronné, le 27 mai à Brazzaville, la phase II du projet "biodiversité pour le développement", Biodev 2030, visant à enrayer et inverser de 30 % la perte de biodiversité d'ici 2030.
Plusieurs réalisations significatives ont été accomplies lors de cette deuxième lancée en janvier 2025. La plus grande étant toutefois la mise en place d'un projet pilote de conservation communautaire, "Baï Watch Messok-Dja".
« Grâce à l'approche de dialogue territorial multi-acteurs, mise en œuvre dans le paysage espace Tridom interzone Congo (ETIC), plusieurs avancées importantes ont été réalisées. Nous avons notamment pu identifier les principales actions prioritaires nécessaires à la réduction des pressions sur la biodiversité ; renforcer le dialogue entre les acteurs publics, privés et communautaires ; encourager les engagements volontaires des acteurs économiques et institutionnels ; et surtout, nous avons pu co-construire à travers la plateforme de gouvernance des ressources naturelles, un projet pilote territorial qui traduit concrètement les engagements pris en action locale », a indiqué la directrice pays WWF, Zélo Karine Abibi.
Ce projet, en effet, vise à produire un modèle intégré de conservation de la biodiversité et à renforcer l'implication des communautés locales dans la gestion durable du patrimoine faunique du massif de Messok-Dja, au nord du Congo, dans le département de la Sangha.
Aussi, il « offre des opportunités d'investissement dans l'éco-tourisme, dans le développement de chaînes de valeur durables dont le cacao et d'autres secteurs de l'économie verte locale », a-t-elle notifié.
Dans l'entame de son discours de circonstance, la ministre Arlette Soudan-Nonault a remercié les partenaires (Agence française de développement, Expertise France et WWF et autres) pour leur accompagnement constant dans l'opérationnalisation de ce projet.
Par la suite, la ministre de l'Environnement a salué les résultats obtenus lors de cette deuxième phase qui, selon elle, « traduisent la volonté commune de bâtir une économie plus respectueuse de la nature, plus inclusive et plus résiliente dans le sens du projet politique du président de la République, président de la commission climat du bassin du Congo ».
Enfin, la ministre Arlette Soudan-Nonault a appelé les acteurs impliqués à l'innovation et a réaffirmé l'engagement du gouvernement dans la bataille de la restauration des écosystèmes.
« Le gouvernement réaffirme sa détermination à poursuivre les acquis de Biodev 2030 et à renforcer les partenariats stratégiques nécessaires pour atteindre les objectifs de la stratégie et du plan d'action national pour la biodiversité à l'horizon 2030 » a déclaré, la ministre de l’Environnement. Et, dans la perspective, le souhait exprimé par les acteurs impliqués est de faire du projet pilote territorial l'objet d'une troisième phase du projet Biodev 2030.











