Afin de maximiser les retombées économiques de la zone de libre-échanges continentaux (ZLECAf), les autorités congolaises et leurs partenaires internationaux ont réuni les cheffes d'entreprise le 30 mai à Brazzaville. L'objectif de cette rencontre était d’outiller les Congolaises pour conquérir le futur marché unique continental.
En marge des assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD), le gouvernement, épaulé par le Programme des nations Unies pour le développement(PNUD), a affiché ses ambitions. La Zone de libre-échange continentale africaine représente un potentiel économique colossal. Comme l'a rappelé Adama Dian Barry réprésentante résidant du PNUD au Congo, ce marché commun, qui devrait atteindre sa pleine ouverture d'ici quatre ans, donnera accès à plusieurs milliards de consommateurs, offrant ainsi une perspective de développement inédite.
Au Congo, la dynamique entrepreneuriale repose fortement sur les femmes, qui sont à l'origine de 40 % des créations de sociétés. La ministre Jacqueline Lydia Mikolo entend donc faire de ces dirigeantes le fer de lance de l'intégration économique du pays au sein de l'Afrique centrale.
Pour lever les obstacles à l'exportation et soutenir cette compétitivité, les autorités misent sur deux actions prioritaires notamment la création d'un réseau direct facilitant les échanges entre le maillon de la production et celui de la transformation et la démarche active (plaidoyer) pour faire baisser les frais liés à la certification des produits, une étape indispensable pour s'imposer sur le marché régional.
L'ambition est de faire de la République du Congo un véritable moteur économique sous-régional grâce à l'initiative féminine. Le gouvernement et le PNUD ont d'ores et déjà invité les participantes à un bilan d'étape, fixant une échéance d'un an pour mesurer concrètement les progrès réalisés sur le terrain.











