Après les débuts manqués de l’Afrique du Sud, trois équipes africaines ont entamé leur Coupe du monde ces dernières heures, avec diverses fortunes.
Ainsi, dimanche, le Maroc, demi-finaliste en 2022, affrontait le Brésil sur la pelouse du Metlife de New-York, où se déroulera la finale de la compétition le 19 juillet. Devant 80 000 spectateurs, les Lions de l’Atlas ont été bien plus brillants que les Auriverde, décevants collectivement et individuellement.
Ce sont d’ailleurs les champions d’Afrique qui ont ouvert le score à la 21e : en trois passes, le bloc brésilien en enfoncé, Saibari dépose Marquinhos et bat Alisson d’un petit piqué.
Sur une demi-occasion initiée par Paqueta qui trouve Vinicius, bourreau de Bounou d’une frappe puissante (1-1, 32e).
Malgré le match flamboyant du Maroc, le score en restera là. Frustrant pour les Lions de l’Atlas et peu rassurant pour les Brésiliens.
Prochain match le 20 juin face à l’Ecosse.
Lundi, à Philadelphie, les Ivoiriens sont parfaitement entrés dans la compétition. Face à l’Equateur du double champion d’Europe parisien Pacho, les Eléphants ont su faire leur la fable de Jean de La Fontaine « le chêne et le roseau ».
Car face à une Banana Mecanica portée par les 68 000 spectateurs du Lincoln Financial Field, les hommes d’Emerse Faé ont subi, mais ont fini par l’emporter.
Avant le but salvateur du Mancunien Amad Diallo (90e), l’Equateur s’est créé davantage d’occasions et a touché du bois à trois reprises : Zamora (24e) et Minda (30e) sur la barre transversale puis Enner Valencia sur la base du poteau à la 46e.
Ely Wahi, servi par l’excellent Diomandé, leur a répondu (52e).
C’est finalement Diallo qui offrira, douze ans jour pour jour après un succès 2-1 face au Japon, la victoire à la Côte d’Ivoire en reprenant du gauche un centre en retrait de Singo.
Les Ivoiriens font donc le plein de points et de confiance avant de croiser la route, le 20 juin prochain, de l’Allemagne.
En une journée, la Tunisie aura beaucoup perdu : son match contre la Suède, la confiance et son entraîneur, Sabri Lamouchi, qui ne devrait pas survivre à la débâcle subie des Aigles de Carthage.
A Monterey, la Tunisie, déjà décevante lors de la CAN en janvier, a très mal commencé la rencontre en encaissant un premier but dès la 7e par le biais, cruauté du sort, d’Ayari, né d’un père tunisien.
S’ils arrivent à la pause sur le score de 1-2, Rekik ayant réduit l’écart à la 43e, les Aigles de Carthage n’ont rien montré d’encourageant face à la Suède. Et la défaite va prendre des airs de leçon avec trois nouveaux buts encaissés, dont un nouveau but d’Ayari.
L’éviction annoncée de Sabri Lamouchi de son poste de sélectionneur ne devrait pas apporter de sérénité alors que se profile un match très compliqué face à une belle équipe du Japon, qui a fait match nul 2-2 avec les Pays-Bas.











