L’association action sur l’environnement et le développement (AED) a organisé le 19 juin à Pointe-Noire une activité sensibilisant sur les effets néfastes du mercure dans l’exploitation minière artisanale à petite échelle (Emape) de l’or.
Organisée dans le cadre de l’examen du projet de renforcement de la convention de minamata, cette activité a regroupé les acteurs de la société civile et spécialistes des questions environnementales pour débattre sur la dangerosité du mercure.
En fait, la convention de minamata autorise l’utilisation du mercure dans l’exploitation minière artisanale à petite échelle (Emape), et la majeure partie du commerce international de ce produit est détournée vers cette activité.
Malheureusement, une fois utiliser pour extraire l’or, la plus grande partie du mercure est rejetée dans l’environnement, contaminant la chaine alimentaire, contribuant à la pollution mondiale au mercure et provoquant une exposition humaine généralisée avec des conséquences néfastes, en particulier chez les populations vulnérables telles que les peuples autochtones.
En effet, l’exploitation artisanale de l’or, à travers l’usage du mercure, constitue un danger non seulement sur l’environnement mais également sur la santé publique en République du Congo. En organisant cette activité l’Aed contribue à l’accélération d'une transition vers une Emape sans mercure.
Pour permettre à l’assistance de bien cerner le sujet, le président de l’AED, Eugene Loubaki a fait deux expositions, d’abord sur les effets du mercure sur l’environnement et la santé publique dans le secteur de l’exploitation minière artisanale au Congo, ainsi que sur le projet d’amendement de la Convention de Minamata, proposé par l’Ipen (Réseau international pour l’élimination des polluants).
Ensuite un documentaire a été projeté mettant en lumière l’utilisation persistante de ce métal toxique dans les localités de Sounda, Kéllé et Kitou, où il continue d’être employé pour l’extraction artisanale de l’or.
Au regard de tout ceci, les participants ont réclamé la mise en œuvre du Plan d’action national pour réduire, voire éliminer l’usage du mercure dans l’extraction aurifère, ainsi que la validation des amendements à la convention de Minamata visant à stopper le commerce mondial de ce métal toxique.
Notons que l’AED est une association qui œuvre pour la protection de la biodiversité, le développement durable et la gestion des ressources naturelles en République du Congo. Pour immortaliser cette activité, une photo de famille a été prise et un cocktail dinatoire a été servi à tous les convives.











