Un groupe de dix députés, membres de la Commission économie, finances et exécution du budget de l’Assemblée nationale, conduit par son président, Maurice Mavoungou, a effectué le 25 juin, une visite d’inspection à la direction générale de l’Agence de régulation des transferts de fonds (ARTF), pour contrôle les activités réalisées par cette structure avec le budget qui lui a été alloué. Ils y sont sortis satisfaits par la qualité des investissements réalisés.
Conformément à ses prérogatives de contrôleurs des investissements publics, la commission Ecofin de la chambre basse a tenu à se rassurer sur le terrain de la nature et la qualité des travaux effectués par l’Artf avec les fonds qui lui avaient été alloués pour réaliser quelques projets.
En compagnie du directeur général de l’Artf, Basile Jean Claude Bazebi, les députés ont visité en premier la plateforme de certification des transactions financière qui est installé dans les locaux du centre commercial Brazza Mall, à Ouenzé dans le 5ème arrondissement. Cet important dispositif technique encore inopérationnel, a pour mission essentielle de contrôler en temps réel les flux d’argent transférés vers à l’extérieur via les banques et autres transactionnaires.
L’objectif du projet est de permettre à l’Etat d’assurer la traçabilité et de garantir la sécurisation des recettes publiques, afin de permettre à chaque opérateur de payer ses redevances et taxes y afférentes en à juste titre, en fonction des fonds transités.
L’initiative pour laquelle la mission est confiée à l’Artf, s’inscrit dans le cadre des stratégies de mobilisations des fonds publics courant ce quinquennat, tel qu’édicter par la loi de finances en cours.
Ces députés se sont rendus, ensuite, au chantier du siège social de l’Artf érigé au centre-ville, derrière les immeubles fédéraux, à proximité de l’ancienne Radio Congo, devenu le commandement de la garde républicaine.
Peint en bleu, couleur traditionnel de l’Artf, cet imposant immeuble dont les travaux sont déjà exécutés à 95%, selon un technicien, vont s’achever d’ici trois mois, avant que le président de la république ne procède à sa mise en service.
Il est comprend sept niveau, un sous-sol, et va à terme, abriter l’ensemble des services de l’Artf.
« Nous avons visité la plateforme digitale de certification des transferts de fonds mise en place par l’Artf, pour se faire une idée de l’état d’avancement technique de cette application. Ensuite, nous nous sommes retrouvés ici sur le site qui va abriter le siège de cette agence, parce que le gouvernement avait alloué des crédits à l’Artf pour lui permettre de se doter d’un siège digne et d’une plateforme digitale, afin que rien n’entrave le travail de ses agents. Les travaux de ce bâtiment sont réalisés selon les standards internationaux, mais nous appelons l’Artf à atteindre les objectifs fixés », s’est réjoui le président de la commission Ecofin de l’Assemblée nationale, Maurice Mavoungou.
Interroger à l’occasion, le directeur général de l’Artf a affirmé que toutes ces réalisations permettront à sa structure de bien accomplir ses missions régaliennes, dont la plus urgente et essentielle porte sur la mobilisation des recettes publiques.
« Depuis des années, les agents de l’Artf se plaignaient des conditions de travail précaires, car là nous sommes, nous ne pouvions pas développer notre plateforme digitale. Maintenant que nous avons un siège moderne, nous allons désormais atteindre notre objectif sur notre politique intitulée ‘’zéro opérateur clandestin’’ dans le domaine des transferts des fonds. Et dans le cadre de la mobilisation générale des recettes publiques, tel que recommander par le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, tout le monde doit pays les taxes. A cet effet, nous devons connaitre tous les transactionnaires de fonds afin qu’ils payent les taxe », a conclu Basile Jean Claude Bazebi.











