Solidarité : le club Brazzaville lisalisi du Lions club apporte du soutien à l’Inac

Jeudi, Juillet 2, 2026 - 17:30

L’apport du club Brazzaville lisalisi du Lions club à l’institut national des aveugles du Congo, s’inscrit dans le cadre de la clôture de la fin d’année scolaire 2025-2026 portant sur le thème: «Ils ne voient pas avec les yeux, mais ils brillent par le cœur et l’effort», dont la cérémonie s’est tenue le 30 juin dernier dans l’enceinte de l’INAC à Mansimou dans le huitième arrondissement de Brazzaville, Madibou.

Le club Brazzaville lisalisi est l’un des vingt-un clubs actifs de la capitale du Lions clubs qui mène plusieurs actions de solidarité. A l’occasion de la remise des présents lors de l’émulation de fin d’année scolaire 2025-2026, la délégation du club Brazzaville lisalisi était composée des femmes, à savoir Dr Ekouya, secrétaire du club, Dr Opa, trésorière du club, Ahmedée Lydia Mabondzi, membre du club, et Ntsemou Bidinkou, membre du club past présidente de zone (PPZ).

Dans son adresse, le directeur de l’INAC, Florent Dibantsa, a remercié Dieu pour sa protection, de même qu’il a remercié les partenaires, donateurs, les enseignants de cet institut, ainsi que les parents, car «confier son enfant, c’est un acte de foi. Vous avez eu cette foi», dit-il. Avant d’indiquer qu’à l’INAC la réussite n’a pas qu’un seul visage. Elle s’appelle aussi: l’élève qui a appris à se déplacer seul avec sa canne blanche;l’élève qui a osé prendre la parole en public pour la première fois; l’enseignant qui a passé ses nuits à transcrire un cours en braille.

Le directeur de l’INAC a fait savoir que les résultats qui les rendent très fiers pour l’année 2025-2026, c’est 92% de taux de réussite aux évaluations internes, des élèves scolarisés de son institut du préscolaire au lycée. Cinq élèves ont présenté le BEPC et baccalauréat avec confiance. Zéro élève abandon, c’est leur plus grande victoire. Derrière chaque chiffre, il y a un enfant qui a refusé de baisser les bras. Il y a une équipe qui a refusé de l’abandonner. Aux enfants, le directeur de l’institut a prodigué le conseil que voici: « Mes enfants, les vacances ne sont pas un arrêt. C’est une autre façon d’apprendre. Aidez à la maison. Lisez vos livres en braille ou audio. Chantez. Jouez. Reposez-vous. Et surtout souvenez-vous: vous n’êtes pas "aveugles". Vous êtes "voyants" autrement. Le monde a besoin de votre lumière. Aux élèves de terminale, que vous alliez à l’université ou en formation professionnelle, l’INAC sera toujours votre maison. Revenez-nous dire vos victoires. Chers partenaires, l’INAC ne vit que par la solidarité. Continuez à marcher avec nous. Un paquet de feuilles braille, un sac de riz, un ordinateur avec synthèse vocale... chaque geste construit un avenir. Chers parents continuez à croire en vos enfants. Le plus grand handicap, ce n’est pas de ne pas voir. C’est de ne pas être aimé. Chers collègues, rentrez vous reposer. Vous l’avez mérité. La rentrée 2026-2027 nous attend, avec d’autres défis, mais avec la même foi», a souligné le directeur de l’institut.

Une collaboration de longue date

Pour Ntsemou Bidinkou, PPZ du club Brazzaville lisalisi, la collaboration entre sa structure et l’INAC est une longue collaboration, parce que recueillir les malvoyants fait partie des axes d’interventions du Lions club, qui est "la vue". Mais depuis l’année dernière le club Brazzaville lisalisi s’est approché de l’INAC à nouveau, qui a fait savoir sa besoin. Depuis lors, le club Brazzaville lisalisi les accompagné en offrant les petits déjeuner et les déjeuner aux enfants durant toute l’année. Maintenant que c’est la fin de l’année, le club Brazzaville lisalisi a pensé que c’était naturel d’être avec eux pour une dernière fois avant qu’ils n’aillent en vacance, aussi dans l’espoir de revenir l’année prochaine avec d’autres appuis, parce qu’ils ont d’autres besoins. Il y a par exemple les besoins de carburant pour les bus qui les prennent, parce qu’il arrive parfois qu’ils ne viennent pas à l’institut par faute de locomotion. « Nous allons essayer de les accompagner dans leurs besoins qu’ils vont nous faire savoir. Là on a entendu qu’ils n’ont pas de chaises, ça fait partis des besoins. Nous ne voulons pas agir au hasard, nous voulons agir en connaissons leurs besoins. Aussi, nous ne rétrouchons pas toujours nos poches, nous allons prendre aux mains de ceux qui sont un peu nantis mais qui n’ont pas parfois des accès faciles avec eux. Et nous allons prendre pour répondre à ce besoin là. Mais après c’est un SOS, n’importe qui peut suivre cette doléance peut se rapprocher de l’INAC dans ce qu’il peut avoir pour venir les aider, parce qu’ils sont dans le besoin, et ça ne peut pas s’arrêter qu’aux petits cadeaux de sacs, petits déjeuner, et autres. Les besoins sont multiformes», a fait savoir Ntsemou Bidinkou.

Quant au besoin en tables bancs, en cannes à mobilité et autres exprimé par l’INAC, Ntsemou Bidinkou a souligné que c’est un grand accompagnement dont ils ont besoin, et il faut que les gens sachent. Tant que personne ne fait un premier pas, les gens ne seront pas informés et l’on ne pourra pas les aider. « C’est donc un SOS que nous lançons à d’autres partenaires, et aux partenaires qui nous aident pour que l’on puisse avoir un peu plus de moyens pour faire un peu mieux que ce qu’on a fait aujourd’hui. Parce que ce nous avons fait, c’est encore dans le basique. Enfin, je tiens à féliciter le courage que les encadreurs de cette maison qui reçoit ces enfants pour qu’ils ne soient pas des parias, des rejetés. Ils sont des personnes à part entière qui méritent de l’amour et de la formation, ce qui va leur donner encore de la lumière. Le club Brazzaville lisalisi se veut d’y faire partis en leur apportant de la joie», a-t-elle indiqué.

Davila Kaya, handicapée visuelle tardive, détentrice d’un BTS en communication d’entreprises et multimédias, a appris à écrire le braille et a travaillé à la radio Magnificat. « Je dis merci aux donateurs qui nous ont assisté aujourd’hui, notamment le club Brazzaville lisalisi de continuer encore de nous assister et que Dieu leur bénisse dans leur entreprise et dans leur famille. Je dis aussi merci pour ceux qui ont crée cette école, parce que si cette école n’existait pas, nous on ne serait pas des journalistes. Merci aussi au gouvernement qui nous a reconnu et nous a donné les mêmes valeurs que les personnes normales», s’est réjouie Davila Kaya. 

Bruno Zéphirin Okokana
Légendes et crédits photo : 
1-Dr Ekouya, secrétaire du club Brazzaville lisalisi remettant le sac et trousseau scolaire à un élève malvoyant/ Adiac 2-Dr Opa trésorière du club Brazzaville lisalisi remettant un présent scolaire à l’élève/ Adiac Les dames du club Brazzaville lisalisi posant pour la postérité avec les élèves de l’INAC/ Adiac
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