Un atelier de renforcement des capacités des TPME/PME du secteur du bois domestique et de leurs organisations professionnelles a été organisé récemment à Pointe-Noire à l'endroit des intervenants de cette filière afin d’améliorer leur accès aux financements et la gestion de leurs entreprises.
Quatorze participants issus des associations professionnelles du bois et du cluster bois de Pointe Noire à savoir : l’association des menuisiers du Congo (AMC), l’association des artisans menuisier Béninois (AAMB), l’Union nationale des scieurs et vendeurs des bois débités et du reboisement (UNSVBDR), le Groupement des artistes menuisiers et garnisseurs du Congo (GAMGC) et le Groupement Interprofessionnel des Artisans du Congo (GIAC) ont pris part à cette activité qui s’inscrit dans le cadre du Projet -Appui au Secteur Privé – Marché Intérieur du Bois (MIB) financé par l’Union européenne.
Cet atelier a été initié en vue dans l’optique de la structuration durable de la filière bois d’œuvre nationale, enjeu stratégique pour notre pays, tant sur le plan économique, social, environnemental a dit Armand Blaise Diamvinza, Assistant Technique Principal du Projet à l’ouverture dudit atelier. « Ces ateliers visant à renforcer les capacités des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME/PME) du secteur du bois domestique ainsi que de leurs organisations professionnelles, pour améliorer leur accès au financement, la gestion de leurs entreprises et leur structuration ».
Animés par deux formateurs de la société Kinomé, Yohann Fare et Josué Muganda Matabaro (Nogent sur Marne en France) et Stephen Kombo, un formateur de l’IECD (Institut européen de coopération et de développement), la formation a permis de renforcer les capacités des responsables des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME/PME) du secteur du bois domestique ainsi que de leurs organisations professionnelles afin d’améliorer leur accès aux financements et la gestion de leurs entreprises. Elle a aussi eu pour objectif de mieux outiller ces acteurs pour consolider leur stratégie, la vision, la raison d’être, le modèle de croissance mais également de développer des projets bancables, comprendre les exigences des institutions financières afin d’identifier les opportunités de financement, comprendre les exigences des institutions financières, renforcer leurs compétences en gestion, en gouvernance et en management gage de la professionnalisation et de la structuration durable de la filière bois domestique en République du Congo. Ainsi, cette action vise à améliorer la compétitivité et la durabilité de la filière bois domestique en République du Congo. Pour atteindre cet objectif, elle cherche notamment à accroître la performance des petites et moyennes entreprises (PME) actives dans ce secteur, qui jouent un rôle central dans l’approvisionnement du marché national. Le projet MIB contribuera ainsi, d’une part, à améliorer les mécanismes de gestion durable de la filière bois domestique, afin de renforcer son organisation et sa conformité aux exigences réglementaires. D’autre part, il permettra de renforcer les capacités techniques, opérationnelles et financières des PME du secteur, afin d’améliorer leur performance, leur structuration et leur contribution à une filière bois nationale plus durable et compétitive.
Le programme de financement de l’Union européenne intitulé « Appui à la transition économique verte et à l’amélioration du climat des affaires en République du Congo » vise à contribuer à la gestion durable des ressources naturelles et à la préservation de la biodiversité, en particulier du couvert forestier. Cette action vise à renforcer la transition vers une économie diversifiée et verte ainsi qu’à améliorer le climat des affaires et la gouvernance économique. Dans cette démarche, un accent particulier sera mis sur l'approvisionnement en bois légal des PME et artisans de la filière bois et à la création d'emplois, ainsi que le développement de l’entrepreneuriat, pour augmenter les moyens de subsistance notamment pour les jeunes, les femmes et les personnes vulnérables.
Depuis la signature de l’Accord de Partenariat Volontaire (APV-FLEGT) avec l’Union Européenne en 2010 et sa mise en vigueur en 2013, le Congo a affirmé sa volonté de renforcer la gouvernance forestière, afin de garantir la légalité et la traçabilité de ses produits bois. Pourtant une grande partie du bois destiné au marché domestique provient encore de circuits informels, échappant aux mécanismes fiscaux et de traçabilité, et mettant en péril la durabilité de nos ressources forestières. C’est dans ce contexte que le projet « Appui au Secteur Privé – Marché Intérieur du Bois », financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par l’ATIBT-CONGO, a été mis en œuvre.
Signalons que le secteur artisanal du bois en République du Congo joue un rôle important dans l’économie nationale, représentant environ 66 % des approvisionnements des sciages du marché domestique. Les artisans et les TPME/PME de transformation du bois constituent ainsi un moteur du développement économique local, notamment dans les activités de deuxième et troisième transformation. Toutefois, une grande partie de ce marché fonctionne encore dans l’informel, avec des impacts négatifs en termes de recettes fiscales, d’organisation de la filière et de durabilité des ressources forestières. Les acteurs du secteur restent souvent peu structurés et insuffisamment informés du cadre réglementaire. Après Pointe Noire, ces ateliers se sont poursuivis à Dolisie et à Ouesso.
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