80e anniversaire de l’EMPGL : des échanges fructueux sur l'institution

Samedi, Juillet 11, 2026 - 17:00

Initiées par l’association des anciens enfants de troupe (AET) du Congo autour du thème « 80 ans d’excellence, d’engagement et de loyauté au service de la nation. Bilan et perspectives », la conférence-débat tenue le 11 juillet, à Brazzaville, a été un véritable lieu d’échanges entre les participants.

L’objectif général de cette conférence-débat vise principalement à produire une réflexion critique, analytique et prospective sur le fonctionnement global de cet établissement depuis ses origines, tout en examinant des pistes en vue de son encrage durable dans l’avenir du Congo.

Prenant la parole en premier, le commandant des écoles des Forces armées congolaises, le général de brigade, Charles Victoire Batandi, a déclaré : « Fondée en 1946, l’EMPGL est aujourd’hui plus qu’un simple établissement d’enseignement. Au fil des ans, elle est devenue un arbre de connaissance, un lieu de formation où se construisent : caractère, rigueur et le sentiment patriotique ».

Le président des AET du Congo qui est par ailleurs président des AET d’Afrique, Rémy Ayayos Ikounga, estime que la participation des AET à ce grand évènement est lié à leurs racines, viscéralement attaché aux traditions hérité de leur passage dans cette école depuis sa création en 1946. « Au sein de l’association des AET au Congo, ont émergé de nombreux projets individuels ou émanant des promotions en vue de soutenir le fonctionnement de l’EMPGL… », a-t-il fait savoir.

« 80 ans c’est l’âge de la maturité ; 80 ans c’est surtout le témoignage d’une tradition d’excellence ; 80 ans dans l’effort et la rigueur. Cette école construit des âmes, c’est ici que se côtoie la rigueur de la science et la noblesse, ect... », a rappelé en substance dans son mot de circonstance, le directeur de cabinet du ministre de la Défense nationale, Séraphin Ondele.

 Co-animée entre autres par l’AET Armand Elenga, historien, essayiste, réalisateur et le colonel Régis Nstiété ainsi que Raoul Ngassaki directeur des études à l’EMPGL, la causerie-débat a mis en haleine les participants. Parmi les participants l’on a noté le conseiller spécial du président de la République, chef du département à l’éducation, le commandant des écoles des Forces armées congolaises (FAC), le général de brigade Charles Victoire Bantadi, l’AET Rémy Ayayos Ikounga, président de l’association des AET du Congo, le directeur de cabinet du ministre de la Défense nationale, Séraphin Ondele, les représentants des amicales et associations de anciens enfants de troupe d’Afrique, les grands anciens et les enfants de troupe.

Historien, essayiste et réalisateur, l’AET Armand Elenga est parti du constat qui capte l’attention des participants sur la dénomination « Ecole indigène » d’enfants de troupe en AEF-Cameroun avant de devenir l’actuelle EMPGL, notamment ces fondements historiques qui renvoient le commun des mortels à sa première dénomination. Selon lui, pour comprendre cette histoire militaire, il faut remonter de l’après seconde guerre mondiale, sinon un peu plus loin en arrière.

A cette époque, a-t-il précisé, la France avait pour préoccupation majeure, la réorganisation de son empire coloniale et la formation des jeunes africains capable de servie dans l’armée française et dans l’administration coloniale. Brazzaville avait déjà une force importante politique pendant la période de la France libre. Elle devient un lieu stratégique pour installer cette école. Une école qui sera bâti sur trois fondements à savoir, l’armée, l’éducation et l’AEF. En effet, l’école a d’abord une mission militaire, elle est créée pour accueillir les enfants de troupe. L’objectif était de formés des disciplinés à la vie militaire ; l’école avait aussi une fonction éducative, etc….

Guillaume Ondze
Légendes et crédits photo : 
1-les panélistes devant les participants ; les participants/Adiac
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