Le président du Sénat, Pierre Ngolo, s’est incliné, le 15 juillet dans les locaux des Dépêches de Brazzaville, pour rendre hommage au fondateur du groupe de l'Agence d’information de l’Afrique centrale (ADIAC), Jean-Paul Pigasse, décédé le 11 juillet en France.

C’est avec une émotion profonde que le président de la chambre haute du parlement a salué la mémoire de l’illustre personnage, qualifiant sa disparition comme la « fin d’une époque ». « Il est des hommes dont la disparition n'éteint pas seulement une vie, elle marque la fin d'une époque et ouvre le temps de la mémoire », c’est par ces mots solennels que Pierre Ngolo, a réagi à la triste nouvelle de la disparition de Jean-Paul Pigasse.
Pour le président du Sénat, l’illustre disparu s'est imposé, au fil des décennies, comme l'une des plus grandes consciences du paysage médiatique et culturel de l'Afrique centrale. Grâce à son esprit visionnaire, son audace entrepreneuriale et son indéfectible attachement au Congo « Jean-Paul Pigasse a su bâtir une œuvre majeure dont le rayonnement dépasse les frontières et les générations », a-t-il déclaré.
Le président du Sénat a notamment mis en lumière l’impact de l’empire fondé par le journaliste à travers les colonnes des Dépêches de Brazzaville, du Courrier de Kinshasa, l'Hebdomadaire du Bassin du Congo, la Galerie-Musée du bassin du Congo et la librairie Les Manguiers. « Il aura démontré qu'une plume peut bâtir autant qu'une pierre, qu'un idéal peut survivre au temps lorsqu'il est porté par la passion, le courage et la fidélité », a souligné Pierre Ngolo.
Au nom de la chambre haute du parlement et en son nom personnel, le président du Sénat a adressé ses condoléances les plus attristées et sa profonde compassion à la famille éplorée, aux proches, à l'ensemble des collaborateurs du groupe ADIAC, ainsi qu'au monde de la presse, de la culture et des lettres. 
En formulant le vœu que la paix éternelle l'accompagne, le président Pierre Ngolo appelle à faire vivre l'héritage intellectuel du disparu « Que demeure vivante cette belle leçon qu’il nous lègue : les hommes passent, mais les idées qu’ils mettent au service du bien commun deviennent un patrimoine de l’humanité », a-t-il écrit dans le livre d’or.











