A l’issue des travaux de leur assemblée générale tenue le 15 juillet à Brazzaville, le bureau exécutif de ladite Fédération des anciens enfants de troupe d’Afrique a rendu compte aux autres amicales de l’état d’avancement de l’exécution de leur plan d’action adopté en décembre 2024 à Dakar au Sénégal. Les dossiers analysés portent, entre autres, sur le rapport d’activités 2025-2026.
Au-delà, de fédérer leurs structures, il s’agit de voir qu’est ce qui a été fait de bon, qu’est ce qui n’a pas été fait à terme et voir comment réfléchir sur les causes de certains retards. « Je pense que tous les membres du groupe ont compris cela ; c’est l’occasion d’un nouveau départ pour pouvoir réaliser les objectifs de notre fédération », a précisé le secrétaire général de la Fédération des anciens enfants de d’Afrique, Ibrahima Kamara, à l’issue de cette assemblée générale.
Il a ajouté que ce qu’il faut retenir de l’assemblée générale organisée ici à Brazzaville, c’est la vitalité justement de la Fédération des AET d’Afrique, parce que depuis la création de cette association, les organes fonctionnent normalement, les rencontres, les congrès se sont tenues à bonne date et elle montre par-là, la vitalité de la Fédération et tout en expliquant pour preuve que, « pratiquement toutes les amicales africaines sont-ici à Brazzaville, en plus un nouveau membre fait désormais partie de la Fédération, qui est l’amicale de Madagascar et les travaux ont été vraiment fructueux. De très bonnes résolutions ont été prises. Hier, 13 amicales, aujourd’hui ça va être 14 amicales. En tant que secrétaire général, je dis aujourd’hui que j’ai eu également des contacts informels avec certains pays du Nord, pour pouvoir intégré notre Fédération ; ça sera à l’étude. L’objectif visé, c’est le regroupement de toutes les amicales d’Afrique ».
L’Association des AET du Congo convoque la mémoire à travers l’image et le témoignage
Conformément au programme des festivités marquant le jubilé des 80 ans d’existence de l’EMPGL, un Avant-première du film documentaire intitulé « Ecole d’enfants de troupe de Brazzaville. Une école octogénaire, Partie I : histoire coloniale de l’école », consacré à l’histoire de l’EMPGL a été projeté le même jour, à Culture parc situé dans l’arrondissement 4 Poto-Poto.
Une initiative culturelle qui a mis en lumière les anciens enfants de troupe d’AEF tout en retraçant les grandes étapes de la création à l’évolution de l’EMPGL. Un documentaire qui recadre essentiellement la période coloniale de cette prestigieuse école. Il s’agissait de faire l’évocation de la création de l’école avant l’ère que nous sommes en train de vivre présentement. Les grands anciens enfants de troupe du temps de l’Afrique équatoriale française (AEF) et des Prytanées et anciens enfants de troupe d’Afrique du Bénin et du Sénégal ont livrés leurs témoignages, évoquant à la fois les années d’efforts, notamment sur la formation militaire reçue.
S’agissant de la réalisation de ce film documentaire, l’AET Armand Elenga, réalisateur dudit film, a déclaré à l’issue de la projection qu’ils l’ont bâti sous la supervision toujours de l’association, jusqu’à ce qu’ils arrivent aujourd’hui à sa réalisation.
Revenant sur le contexte, il a dit que c’est un projet porté par l’association des anciens enfants de troupe (AET) du Congo. « Et, nous avons simplement donner la forme, les contours, pour qu’on ait ce fruit. Comme vous l’avez suivi, le film est intitulé « histoire coloniale des 80 ans, parce qu’en image, on aurait manqué beaucoup de choses. Les jeunes générations doivent avoir quelques bribes, quelques ponts dans l’histoire que nous pourrons tirer des anciens », a-t-il fait savoir le réalisateur l’AET Armand Elenga. Ajoutant qu’ils ont strictement réservé ce film à cette partie coloniale. « Nous osons croire qu’il y aura des mécènes pour produire d’autres épisodes, parce qu’il reste beaucoup à dire encore. Ce film a été réalisé dans quatre pays. Nous avons tourné à Djaména, à Bangui, au Bénin et ici à Brazzaville, sans compter les archives qu’il fallait rechercher ici et là. Donc, c’est un film qui a été porté par l’association des anciens enfants de troupe (AET) du Congo », a-t-il expliqué.











