La Coordination nationale des organisations de la société civile pour la réponse communautaire multisectorielle aux épidémies en République du Congo (Cnore), en partenariat avec l’association international russe Globus, a organisé le 17 juillet à Brazzaville, une session de formation et d’information sur la prévention, la détection et la réponse contre le virus Ebola.
La formation visait à renforcer les capacités des leaders communautaires, à les sensibiliser aux risques et aux mesures préventives, mais aussi à favoriser la mobilisation des populations pour l’adoption de pratiques préventives et l’identification des cas suspects. Pour les organisateurs, l’objectif est de soutenir le système national de préparation, de détection et de réponse face au virus Ebola qui est actuellement au porte de nos frontières, précisément en RDC.
Dans son discours d’ouverture, le coordonnateur national de la Cnore, Markos Hollat-Louis a rappelé le contexte sanitaire préoccupant dans lequel le Congo est exposé avec un risque d’intrusion de la maladie sur le territoire national. Pour lui, il faudrait renforcer les leaders des organisations, d’accompagner des pouvoir publics dans l’intensification de la surveillance épidémiologique et promouvoir la communication sur les risques et engagements communautaires. « Ce sont des outils qui joueront un rôle central dans la détection et la réponse au virus », a-t-il indiqué.
Le coordonnateur souligne cependant que cette maladie ne devrait pas occulter l’urgence sur l’épidémie du choléra, qui a causé plus de 100 décès depuis le 26 juillet 2026. Il rappelle que les connaissances acquises lors de cette formation, couplées avec celle déjà maîtrisée sur le choléra, permettront à cet effet de prévenir l’introduction d’Ebola et de briser la chaîne de transmission du choléra.
L’initiative de cette session résulte de la volonté commune de deux structures de la société civile, l’une congolaise et l’autre russe qui s’inscrit dans le cadre des bonnes relations entretenues entre les deux pays. Dans le domaine sanitaire, cette coopération conduit comme exemple en 2025 à un don de la Russie de deux laboratoires mobiles.
L’association Globus, active au Congo depuis 2025, a présenté les résultats de ses activités dans le domaine de la santé et de la prévention. Elle a notamment fait la démonstration d’une plateforme numérique utilisée pour mettre en œuvre les objectifs fixés lors de la conférence. Par cette méthode, plus de 300 000 habitants ont eu l’accès à de l’eau potable, des cours d’informatique et de la langue russe, ainsi que sur l’éducation sanitaire et les gestes de premiers secours ont été enseignés à la population de Brazzaville grâce au soutien du Cnore et de la Croix-Rouge.
Globus soutient également la plateforme numérique « Congo Future », qui compte plus de 5 000 jeunes engagés dans des actions solidaires à travers le pays. L’association organise des événements culturels pour faire découvrir la culture et les traditions russes aux Congolais. « L'association Globus est toujours ouverte aux initiatives créatives et est prête à une collaboration fructueuse », a indiqué son représentant, Maksim Abramovski.
Prenant la parole pour lancer officiellement la formation, le secrétaire permanent du Conseil consultatif de la société civile et des organisations non gouvernementales (CCSV-ONG), Céphas Germain Ewangui, a exprimé sa satisfaction de constater qu’une des plateformes de la société civile s’est alignée au premier plan pour aider le ministère de la Santé à faire face à cette menace énorme. Il a également salué l’arrivée de Globus aux côtés des organisations congolaises, comme une conséquence des étroites relations d’amitié entre le Congo et la Russie.
Cependant, face à l’urgence sanitaire, le risque est réel, a rappelé le secrétaire permanent du CCSV-ONG. « Si le Congo partage des frontières avec cinq États, c’est uniquement avec la RDC qu’elle a une si longue frontière de 2410 kilomètres. Le risque est donc énorme », a-t-il dit, invitant alors tous les participants à accorder une attention soutenue à cette formation pour se déployer utilement sur le terrain.
Les organisateurs ont souligné la poursuite de cette session dans les autres localités du pays, suivie d’une campagne de sensibilisation spécifique auprès des leaders communautaires et religieux.











