Economie : un accord signé à Pointe-Noire pour la valorisation des produits forestiers non ligneux

Mercredi, Août 5, 2026 - 17:15

La signature du document programme national de développement du sous-secteur des produits forestiers non ligneux en république du Congo a eu lieu, le 4 août à Pointe-Noire sous le patronage de Rosalie Matondo, ministre de l’économie forestière, accompagné d’Abama-Dian Barry, représentante résidente du PNUD en république du Congo

Ce programme a pour vision le développement des filières de produits forestiers non ligneux compétitives, inclusives et durables, créatrices de richesses ; d’emplois et valeur ajoutée pour la promotion et le développement de l’économie verte en république du Congo. Celui-ci se fixe divers objectifs notamment accroitre la contribution des produits forestiers non ligneux à l’économie nationale à travers leur gestion durable, leur transformation et leur commercialisation.

Il  vise ainsi à augmenter la contribution du secteur forestier au produit intérieur brut(PIB) ; assurer une gestion durable des ressources en produits forestiers non ligneux et développer leurs chaines de valeur ; créer des emplois décents pour les jeunes, les femmes et les personnes vulnérables ; accroitre la valeur ajoutée par une transformation plus poussée et améliorer les revenus des communautés locales et peuples autochtones.

S’exprimant pour la circonstance, la ministre de l’économie forestière a signifié que ces filières ne doivent pas être considérées comme de simples niches économiques. Elles constituent de véritables filières d’avenir, capables de  diversifier les revenus des producteurs ruraux, de créer des milliers d’opportunités d’emplois et d’entrepreneuriat, notamment pour les femmes et les jeunes, de favoriser la transformation locale et de positionner les produits congolais aux marchés régionaux  et internationaux.

«Notre vision est de bâtir autour de ces filières, un véritable écosystème économique associant producteurs, coopératives, petites et moyennes entreprises, transformateurs, chercheurs, institutions financières, investisseurs et acteurs de la commercialisation. Il ne s’agit pas seulement de financer un programme, mais il s’agit de construire  ensemble un modèle économique capable de transformer nos ressources naturelles en opportunité concrètes pour nos populations, de faire émerger de nouveaux entrepreneurs et de contribuer à sortir durablement des milliers de familles du chômage et de la pauvreté » a-t-elle déclaré.

Pour sa part, la représentante du PNUD a rappelé que, les produits forestiers non ligneux à savoir miel, poivre, bambou, chenilles, asperges, nietou, saka, matembélés et autres, représentent la consommation journalière d’au moins 6 millions des congolais, des centaines des millions de personnes dans le bassin du Congo et de milliards de personnes sur la planète. « C’est donc une économie à part entière, à valoriser pleinement dans tout son potentiel, sans mentionner les vertus  alimentaires et protéiques, en matière de santé, et culturelle » a-t-elle déclaré.

Signalons que ce programme est financé par le Programme des nations unies pour le développement(PNUD), il se fixe une durée de 8 ans, pour un cout global de 24 998 168 USD soit 14 417 873 400 de francs CFA.

 

Séverin Ibara
Légendes et crédits photo : 
Adiac Photo 1, vue de la signature du document
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