La représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) au Congo, Adama Dian Barry, a remis le 7 août à Oyo, au ministre de la Santé et de la population, Jean Rosaire Ibara, des équipements pour le E-santé, le laboratoire P2 et le dispositif de gestion des déchets biomédicaux à l’hôpital général Edith Lucie Bongo Ondimba
D’une valeur de 93 587 933 FCFA, ce matériel comprend, entre autres, un système ultra moderne de vidéo-santé constitué de kits et équipements multimédias. Le but est de permettre à l’hôpital général Edith Lucie Bongo Ondimba de disposer d’une salle multimédia pouvant être utile pour les consultations à distances, mais également les formations des médecins et chercheurs et la participation à des rencontres internationales de référence pour amplifier le plaidoyer en faveur du pays. Des équipements e-santé, des tablettes et des ordinateurs, serviront, a expliqué Adama Dian Barry, à un suivi plus rapide des patients, une meilleure remontée de l'information sanitaire, et une prise de décision plus éclairée pour les autorités de santé.
Le Pnud a également doté cette structure sanitaire d’un incinérateur de déchets biomédicaux de dernière génération permettant d’éliminer de façon sécuriser, sobre en carbone, les déchets produits par l’hôpital ainsi que les déchets des centres de santé avoisinant, des pharmacies et des marchés suivant un manuel de fonctionnement qui continuera à bénéficier de l’appui technique de cette agence onusienne pendant six mois. « Ce dispositif est appelé à être une plateforme pour le partenariat public privé, permettant ainsi au secteur privé notamment les hôpitaux, les pharmacies et autres entreprises, de bénéficier de services d’incinération sous surveillance, aux normes internationales. En termes d’impacts, un incinérateur et une fosse à cendres, c'est la garantie que les déchets biomédicaux ou tout type de déchets ne deviennent plus une menace pour les patients, pour le personnel soignant, ni pour l'environnement et les populations riveraines », a rappelé la représentante du Pnud.
Ce don comprend également plusieurs lots d'équipements de protection individuelle pour la protection du personnel qui assure la gestion des déchets biomédicaux. Le Pnud a aussi réhabilité le laboratoire P2 du Centre de recherche et d’études sur les pathologies infectieuses et tropicales, permettant ainsi au Congo d’être doté d’un des modèles les plus performants de détection bactériologique, afin d’anticiper sur les mesures de prévention des maladies épidémiologiques contre la population. Au titre du CREPIT, trois ordinateurs portables, trois tablettes numériques et une imprimante pour l’appui au fonctionnement du laboratoire.
« Je formule le souhait ardent que l’ensemble des équipements, formations, infrastructures et produits de santé ainsi livrés, puissent apporter des impacts sensibles pour les populations, vivant en meilleure santé, en lien avec l'Objectif de Développement Durable n°3, relatif à la santé et au bien-être, et dans l'ambition partagée par les Nations unies et le gouvernement congolais de bâtir une couverture sanitaire universelle et un système de santé résilient face aux chocs sanitaires, climatiques et environnementaux », a souhaité Adama Dian Barry, espérant que les résultats attendus puissent avoir un impact sur des millions de vies, et qui vont perdurer plusieurs décennies.
Elle a, par ailleurs, rendu hommage et exprimé sa reconnaissance aux femmes et hommes de terrain, tout en saluant leur professionnalisme. Réaffirmant l’engagement du Pnud et de ses partenaires en l’occurrence le Fonds mondial de lutte contre la tuberculose, le Sida et la Malaria à accompagner le gouvernement, elle a salué la vision éclairée du président de la République, Denis Sassou N’Guesso à travers dix actions prioritaires qui constituent la boussole des Nations unies pour accompagner le pays dans sa trajectoire de développement.
Réceptionnant un échantillon des équipements avant de les transmettre aux bénéficiaires, le ministre de la Santé et de la Population, Jean Rosaire Ibara, a salué le niveau de partenariat entre le gouvernement et le Pnud ainsi que le Fonds mondial, tout en signant le mémorandum.











